A 52 ans Christian Boudinot est allé au bout de sa passion de la moto, après avoir usé ses fonds de culotte dans des courses de côtes et roulé en 250 en Grand Prix, le bonhomme est désormais le mécanicien attitré de Jules Cluzel, toujours en quart de litre.
Dans la série « les français de l’ombre en Grand prix », après le portrait de Jacky Hutteaux , puis celui de Gilles Bigot, portrait de Christian Boudinot le mécanicien attitré de Jules Cluzel. (à droite sur la photo).
Rappelez vous la course d’anthologie qu’a livré Jules Cluzel avec l’Aprilia du team Matteoni au Qatar où il a terminé deuxième à 82 centièmes du vainqueur. Ce genre d’exploit est aussi à mettre au bénéfice de toute une équipe. Et dans cette toute petite équipe (trois personnes) figure Christian Boudinot qui suit le pilote de Montluçon depuis maintenant 3 saisons.
Comme il aime à se définir il est plutôt « l’homme à tout faire de l’équipe ». Puisqu’il conduit le camion, installe le matériel et toute l’infrastructure et fait la mécanique de la moto de son pilote.
Avant d’intégrer le Team Matteoni, Christian a accompagné Jules Cluzel dans le team Loncin « une moto faite de bric et de broc » selon ses propres termes et auparavant dans le team Angaïa, avant que les deux structures ne fusionnent en 2009 sous l’appellation Matteoni.
bonjour à tous Ca fait plaisir un article sur christian, un peu de reconnaissance pour les gens de l’ombre comme vous dites, même si christian de part sa discression naturelle est souvent passé inaperçu. une vie de passion qui lui va bien, de plus trés riche, mais il faudrai un livre pour tout (...)
Mais auparavant Christian Boudinot a été le mécano attitré de Randy de Puniet ( Equipe de France - Team Scrab de Jean Claude Besse en 2001) puis Sylvain Guintoli (Campetella en 2003). Après une petite parenthèse en championnat de France dans la filière FFM, il rejoint Jules Cluzel chez Angaïa en 2007.
Il y a un point commun à travers toute cette trajectoire : c’est l’amour que porte Christian Boudinot à la catégorie quart de litre.
Mais cela n’est pas très étonnant quand on sait que le bonhomme a fait une dizaine de saisons, en tant que pilote, en championnat d’Europe et de France en catégorie 250, et deux saisons complètes en championnat du monde 250 (1994 et 1996).
Il a eu entre les mains les 250 Fior ( de Claude FIOR), puis a piloté les fameuses 250 TZ avant d’avoir ses meilleurs résultats sur Aprilia.
Bien sûr lui aussi regrette que la catégorie 250 soit amenée à disparaître « Je sais bien que le deux temps pollue théoriquement plus. Mais c’est -on véritablement donné les moyens de rendre cette technologie moins polluante ? ».
Pour lui la catégorie 250 est « idéale pour faire de bons chronos car ces machines développent quand même pas mal de puissance. Enfin elle est utile pour confirmer le potentiel d’un pilote. C’est une catégorie très pointue."
Il suffit de regarder l’évolution de ces motos. « Désormais on travaille énormément avec un télémétriste chargé de recueillir toutes les données sur la moto : régime moteur, ouverture de la poignée de gaz, détection des détonations au niveau moteur, freinage etc... ».
Ensuite c’est l’analyse de toutes ces données entre tous les intervenants ( pilote, chef mécano, ingénieur châssis ou suspension – quand il y en a un) qui permet de faire évoluer la moto.
Les données recueillies – une quarantaine parfois – sont tellement complexes que « On analyse juste le tour le plus rapide pour savoir ce qui c’est passé sur la moto ».
Mais même si la catégorie 250 disparaitra, Christian Boudinot reste fidèle à son poste de mécano « La catégorie Moto2 fera sans doute plus de spectacle, vu que l’on espère un plus grand nombre de pilotes ».
Thierry Leconte - 08/06/2009
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