La durée de vie d’une transmission par chaîne est étroitement liée à son entretien, ce n’est un secret pour personne. Mais pour une lubrification adaptée, plusieurs solutions existent.
Les chaînes à joints toriques se sont communément répandues. Malgré tout, une lubrification reste nécessaire. Tension, frottements, à-coups et vitesse de rotation – le tout relevé d’aléas climatiques (pluie, neige, forte chaleur…) – constituent un cocktail idéal pour martyriser les rouleaux et la pignonerie. Pour préserver les kits chaîne, un seul remède : lubrifier. Graisse en tube, huiles en sprays, ou graisseurs automatiques, analyse par type.
Merci pour l’article. J’aurais bien aimé que vous y ajoutiez une partie sur le "CarbonForBike" qui était présent au salon de la moto, j’aimerais bien avoir des retours sur ce genre de produits. Après tout Motomag est aussi là pour nous faire découvrir de nouvelles choses ;) Bonne (...)
Comment utiliser un préventif anticrevaison
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Bien choisir son kit chaîne
La graisse a un bon pouvoir lubrifiant et adhère bien. À appliquer sur une chaîne propre pour éviter l’effet abrasif.
L’huile en spray est facile à appliquer et sa fluidité assure une bonne pénétration entre chaque pièce. Mais son adhérence réduite demande une application régulière.
Le graisseur automatique présente l’avantage de la fluidité de l’huile sans nécessiter d’application régulière, puisque le système de goutte-à-goutte s’en charge. Mais ce système,le plus onéreux, demande une installation qui peut rebuterceux qui n’aiment pas le bricolage.
Graisse. Fastidieuse à appliquer, la graisse est séduisante pour son pouvoir d’adhérence et sa viscosité. Mais son épaisseur ne favorise pas l’infiltration, et sa forte capacité d’adhérence a tendance à coller les impuretés qui forment alors une pâte abrasive… Dans la pratique, la graisse est intéressante suite à un entretien minutieux qui demande de « laver » la chaîne auparavant. Ce n’est qu’après échauffement que la graisse est capable de s’infiltrer dans les petits interstices. Après application, il convient donc de bien faire tourner la roue à la main et de rouler ensuite doucement pour ne pas « repeindre » le garde-boue au lieu de graisser la chaîne. Moyennant cette précaution, ce type de lubrifiant est appréciable avant un long trajet routier.
Huile en spray. Fréquemment utilisés, les propulseurs présentent l’énorme avantage d’une grande facilité d’application grâce à leur canule. Leur fluidité leur permet en outre de s’infiltrer facilement entre chaque pièce, tout en collant assez peu d’impuretés abrasives. En revanche, selon les qualités, la finesse du film lubrifiant disparaît rapidement et demande une application régulière (après un trajet sous la pluie, par exemple). Choisissez une huile qui mousse (plus adhérente) pour éviter le gâchis et mettez un carton au sol (par souci de propreté et d’écologie). Le spray reste malgré tout imbattable en utilisation quotidienne.
Le graisseur automatique. Ce système présente l’avantage « technique » de l’huile (fluidité, faible adhérence des impuretés) sans avoir à renouveler l’opération puisqu’un réservoir contenant du lubrifiant en diffuse de façon automatique et régulière. Inconvénient : son installation réclame un minimum de bricolage. Selon le modèle, une connexion électrique peut-être nécessaire. Le système de goutte-à-goutte libère ensuite de l’huile sur la chaîne. La seule intervention se limite donc à remplir le réservoir d’huile épisodiquement. Le lubrifiant pour graisseurs automatiques est disponible en différentes viscosités pour s’adapter aux différentes saisons mais peut être remplacée par de l’huile de boîte de vitesses, meilleur marché. Attention, l’installation d’un système automatique fonctionnant par dépression peut entraîner l’annulation de la garantie constructeur (voir conditions selon la marque). Reste le coût : une centaine d’euros.
Aldo Fusco - 01/03/2012
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