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Anti-buée : bien vu, les contours dessinés Anti-buée : mal vu : conditionnements

Heureux sont les propriétaires de casques intégraux « haut de gamme ». Sur la majorité de ces modèles, un traitement spécifique ou un « double vitrage » assistent le système d’aération pour désembuer l’écran.

Pour les autres, il faut composer avec le brouillard, soit en laissant s’écouler un mince filet d’air en entrouvrant l’écran (réfrigération et assourdissement garantis), soit en recourant à une solution antibuée.

Le double écran est de loin le système le plus durable et le moins contraignant. Si la majorité de fabricants de casques l’a adopté, il est possible d’installer des modèles universels.

Quelques liquides chimiques s’avèrent efficaces, mais contraignants et dispendieux sur le long terme.

Double vitrage

La buée résulte de la condensation de la vapeur d’eau au contact d’une surface froide. À l’image d’une fenêtre à double vitrage, les systèmes « double écran » intercalent une couche d’air entre le polycarbonate glacé et la chaleur dégagée par la tête et la respiration.

Le principe est d’une efficacité éprouvée, à tel point qu’il est possible de respirer normalement sans ressentir le besoin d’ouvrir son écran au feu rouge. Deux types de modèles coexistent chez les accessoiristes : les films autocollants (Fog City, ProGrip…) et le Pinlock, une fine feuille de plastique amovible. Principale différence entre les deux, leur mode de fixation.

Si les premiers recourent à un adhésif, dont le principe implique le remplacement à chaque dépose, les seconds réclament le percement de l’écran – par certains revendeurs qui effectuent l’opération gratuitement contre l’achat de l’écran – pour glisser les ergots de maintien. Attention, ces écrans « bis » ont la rayure très facile, aussi leur nettoyage doit-il être le plus délicat possible.

Voir notre article et notre vidéo sur le nettoyage du Pinlock

Traitement de surface

La forme trop bombée de certains écrans empêche la pose d’un double écran. Seule parade, le traitement de la surface à l’aide d’un liquide spécifique. Ces produits agissent comme une éponge chimique qui absorbe l’humidité de l’air.
Si leur efficacité est correcte par temps sec, ils ont tendance à saturer sous la pluie, le remède devenant équivalent au mal.
Tous imposent la contrainte d’un renouvellement hebdomadaire, voire quotidien pour les moins performants voir MM n° 183. Leur prix varie de 4 à 8 € selon la quantité (30 à 250 ml), soit un piètre rendement. Les conditionnements « auto », plus importants, offrent souvent un meilleur rapport quantité/prix.

A retenir…

- Si le casque l’accepte, opter pour un double écran, plus efficace, notamment sous la pluie.
- Les conditionnements auto des antibuées liquides sont les plus économiques.

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