L’un des plus gros événements de ce type en France, les Puces de Niort ont encore rencontré un franc succès pour leur 24e édition. Les 21 et 22 mars 2009, ce sont quelque 40.000 visiteurs qui ont fait le déplacement pour chiner, ou simplement pour le plaisir des yeux.
Tout y était pour cette 24e édition des puces niortaises : exposants, animations, public ! Les exposants d’abord, aussi bien professionnels que particuliers, sont venus en centaines (oui, trois cents exposants environ !).
Les animations sont pour la plupart restées traditionnelles. On retrouvait ainsi, comme les années précédentes, la piste d’évolution 125 et cyclo, animée par la Sécurité routière et l’Auto-moto école du Port. Toujours pour la prévention, on notait la présence d’un grand stand comprenant deux simulateurs, cyclo et moto. Le saut à l’élastique notamment permettait d’égayer la journée des minots, pas forcément passionnés de vieux boulons.
Mais cette 24e édition était aussi celle de la nouveauté, avec la présence d’une voiture tonneau (simulation d’accident), ou du très intéressant atelier pédagogique de « kart à pédale », pour les enfants dès 3 ans.
Côté visiteurs, on pouvait venir très tôt le matin pour chiner et débusquer la pièce rare pour sa collection. Par exemple, ce trentenaire arrivé dès 7 heures du matin pour trouver des pièces « origines » pour un de ses trente 50cm3 à vitesses des années 70 à 85. Une collec’ qu’il stocke méticuleusement dans son garage.
Quand on lui demande combien de fois il a vu la herse, Michel Chabot (à g.) de l’AMVB (Amicale Moto Verte Briouxais) marque un temps d’arrêt et calcule : « 600 motocross depuis ma première course en national, en 1977, à Cognac (au côté d’un certain Jean-Jacques Bruno), avec une moyenne de trois départs par course, ça doit faire pas loin de 1600 départs ! » Ça calme !
Et pour cause : championnat national dès 1977, 4e des 24 h de Bretagne en 1987 sur 600 XR, championnat de France 4-T de 84 à 93, et même très récemment champion de France 4-T 2008 en catégorie ancienne Evolution/proto. Ceci pour exemple.

Non content d’aligner les cross à l’ancienne, Michel participe à l’appel lancé par son moto club pour ces puces niortaises : il s’agit de présenter des machines qui firent rêver toute une génération, voire deux, des années 70 à 1985.
Et de commenter avec moult détails les Husky, YZ, KTM et Portal (marque française disparue) présentes sur le stand du club. « J’ai même fabriqué mon proto. Comme le mono-amortisseur est interdit en compétition, j’ai pris un moteur d’XLS que j’ai glissé dans un châssis d’Husky, que j’ai modifié. Ce proto s’appelle EMCE, la marque est déposée. Il marche bien, mais je fais un moteur par mois. Rouler en ancienne peut être fatiguant sur les circuits actuels. Alors j’ai aussi une 450 RMZ très actuelle. »
Son compagnon de route, Frédéric Juillet, le charrie un peu car il n’est pas un « tourneur en rond » comme les crossmen. « Je roule en enduro, catégorie pré-90, avec un 200 IT Yamaha à mono amortisseur. Mais il m’arrive aussi de m’aligner en ligue sur un récent 250 WR. Par contre, ne me parle pas de 4-temps ! »
Et le coût d’une petite saison dans tout ça ? « Bien préparé, courir sur des bécanes anciennes coûte beaucoup moins cher qu’en moderne. D’ailleurs, certains commencent la compet’ avec de vielles machines beaucoup moins chères à l’achat. Et pour les pièces, on se débrouille avec Internet. »
Curieux mélange d’outils des années 80 et actuels, mais le plus important, c’est partager les valeurs, pas l’outil ! Et Frédéric, qui n’est autre que le président du club, a très vite fait d’enchainer : « L’enduro à l’ancienne, c’est très familial. Trois filles devraient nous rejoindre cette année : Christelle Juillet, Nadia Quillet et Nathalie Genis. » Rendez-vous donc avec ces filles l’an prochain, même heure, même lieu, même salon !
La plupart des visiteurs viennent cependant l’après midi, en famille, pour « voir les bécanes ». Les actuelles, comme la Desmosedici sur le stand Ducati, encore les Benelli ou encore la toute dernière Suzuki Gladius. On vient également voir les « petites vieilles » et notamment la collection d’une grosse vingtaine de modèles de cross et d’enduro des années 80.
Vous l’aurez compris, dans ces puces, l’ultra moderne côtoie l’ancien autour d’une même passion mécanique.
On vient aussi voir les animations de l’après midi. L’inévitable stunt est de la partie avec des locaux : le team Niort-Orgie-Stunt, ça ne s’invente pas ! Stoppies, wheelings, albatros, combo se succèdent pour terminer par les traditionnels burns. Originalité, un cascadeur sur 4-roues était de la partie pour une spectaculaire cascade avec collision auto-moto.
Le public est venu encore plus nombreux que les années précédentes : certainement plus de 40.000 visiteurs avaient fait le déplacement. Les organisateurs affichent évidemment un sourire fort satisfait. Ils ont tout de même dû être vigilants le dimanche soir, pour éviter les interférences entre des spectateurs encore présents et des exposants désireux de lever le camp après ce week-end réussi mais chargé. Un grand cru donc pour ces puces motos de Niort, un événement qui reste gratuit pour le public. Un succès qui ne se dément pas depuis 24 ans !
Pour Moto Mag, Laurent lesmotards.com
- 27/03/2009
220 km de petites routes montagneuses, plus de 8000 mètres de dénivelé positif cumulé sur 12 cols, tel était l’alléchant programme de la seconde édition du Rallye des cols, organisé le 19 mai dernier.
La Sidecar Party, un rendez-vous incontournable dans la saison sportive side-car. Organisée par l’association La Main au Panier, elle permet aux équipages de parfaire les réglages pour la saison à venir. Du side F1 qui participe au championnat du monde au vieux side qui alimente les manifs historiques, c’est toujours la fête du trois-roues à Lurcy.
C’est une sorte de pèlerinage d’automne, chaque année au mois de novembre, des hordes de quadra, quinqua ou pire encore... envahissent durant deux jours et demi le Parc Floral de Vincennes à la recherche du temps perdu... Enfin pas perdu pour tout le monde !
Organisée par l’association Belles Mécaniques en Bourbonnais, la 4e édition du Grand Prix Vichy Classic s’est déroulée les 25 et 26 Juin sur l’aérodrome de Vichy-Charmeil.
Elles ont fait le plein... Avec 20.000 spectateurs, les 28 et 29 mai, quelques 1000 motos et 70 sides des origines à 1985 en démonstrations, sur 12 séries et trois roulages. Tout ce monde a fait le spectacle pour cette 19e édition sur le circuit de Dijon-Prenois.