Ce n’est hélas pas nouveau, mais, comme ça coûte des sous, la Chine s’inquiète de la pollution atmosphérique. Ceci expliquant, cela lui coûte environ 3,8% de son produit intérieur brut (PIB) en causant de plus en plus de désastres et de pertes de vies.
Selon David Dollar, directeur de la banque mondiale pour la Chine et la Mongolie, la pollution de l’air coûte plus que celle de l’eau. Les deux revennant tous les ans à la Chine à quelque 100 milliards de dollars ou 5,8% du PIB.
Problèmes du système respiratoire, cancers, maladies et autres réjouissances provoquent une augmentation de l’absentéisme à l’école et, pire encore pour un économiste, au travail. L’une des municipalités les plus polluées de Chine est Chongquing, l’un des haut-lieux de la production pléthorique de deux-roues archaïques à la chinoise.
Dans le genre, Shangaï n’est, paraît-il, pas mal non plus. Le directeur local de la banque mondiale a donc proposé de déménager les usines du centre-ville, de remplacer le charbon par le gaz et que l’Etat investisse dans les transports en commun en limitant l’usage des voitures privées.
Une idée crypto communiste qui ne fera sans doute pas plaisir aux investisseurs de toutes confréries voyant, dans le marché chinois, une manne providentielle pour s’enrichir un peu plus sur le dos de la santé chinoise en premier et mondiale par ricochet.
Pascal Girardin (21/11/2007)