Quelles évolutions dans le règlement ?
2018 apporte une nouvelle catégorie, celle du « Maxi-Rallye ». À l’origine de cette innovation, le constat qu’en 2017, la catégorie Rallye 1 totalisait plus de 50% du nombre total d’engagés. La commission nationale des Rallyes Routiers a donc décidé de plafonner cette catégorie à 949 cm3 pour 2018 et d’introduire les Maxi-Rallyes pour les multicylindres de 950 cm3 et plus. Cela aura pour double effet de mettre en avant les gros roadsters, les hypersportives ou les maxi trails routiers et de rééquilibrer le plateau. Ainsi, au Rallye de la Sarthe, on dénombre 46 Maxi-Rallye pour 39 Rallye 1.

Les catégories (voir ci-dessous) Rallye 2 (monos de plus de 400 cm3 et bicylindres de moins de 700 cm3), Rallye 3 (monos de moins de 400 cm3 et bicylindres de moins de 500 cm3), Side-cars, Anciennes (motos antérieures à 1981), Classiques (motos antérieures à 1992) sont inchangées. Les Trophées Espoir, Vétérans, Féminines et Duo sont conservés. Celui des 125 cm3 disparaît faute de combattants.

Un format des épreuves revu
Les épreuves du championnat de France comprennent 2 étapes avec, pour chacune, une attribution de points distincte. Désormais, dans un but d’équité sportive, chaque étape devra comporter le même nombre de spéciales à 2 unités près. Par le passé, il pouvait y avoir 8 spéciales dans la première étape et 4 dans la seconde.

Quels prétendants au titre ?
Malgré l’absence d’acteurs importants du championnat 2017, au départ du rallye de la Sarthe du moins, nul doute que cette saison sera passionnante. Avec 5 épreuves au calendrier sans aucun joker, les pilotes devront plus que jamais impérativement rester sur leurs roues pour viser une bonne place dans leur catégorie ou au classement Elite.

À ce petit jeu, nul doute que le champion de France 2017, Bruno Schiltz (Aprilia 1100 Tuono V4 Factory) a de bons atouts pour renouveler son titre. L’homme est rapide en spéciale et sur circuit et excellent sous la pluie (Beaujolais 2017). Après une année sur KTM 1290 Super Duke R, il revient avec le soutien d’Aprilia France et celui de ses partenaires habituels et de ses amis du JMP Racing sur une moto qu’il apprécie beaucoup et avec laquelle il avait été vice-champion en 2016.

Sur sa route, il trouvera entre autres Julien Toniutti, lui aussi au guidon d’une Aprilia Tuono avec laquelle il avait participé et gagné le rallye du Dourdou 2017. Impressionné par les performances du roadster italien c’est la moto qu’il a choisie pour essayer de décrocher un cinquième titre avec le soutien renouvelé du team 2B / Moraco, comme en 2014 et 2015, et d’Aprilia.

Après une fin de saison tonique au rallye des Coteaux 2017, Benoit Nimis avait décroché sur le fil la 5e place de l’Elite. Il revient gonflé à bloc avec sa Yamaha MT 10 aux couleurs du CMPN. Citons également un autre sérieux candidat aux podiums, Kevin Cheylan (Ducati 937 Hypermotard), qui visera aussi la catégorie Rallye 1.

Derrière il faudra suivre Fréderic Galtier le seul représentant du top 20 à utiliser une KTM 1290 Super Duke R, Stéphane Wilk (Aprilia 1100 Tuono), Maxime David (Kawasaki ZX6R) ou Grégory Roblin (Yamaha MT 10).
Florent Derrien (Aprilia 1000 Tuono), lui, roulera toujours sous les couleurs du Team Asmaco-Iniside qu’a rejoint Tanguy Brebion (Husqvarna 701SM) avec comme objectif, le titre en Rallye 2. Les prétendants seront toutefois nombreux avec Jean-Mary Aulas (Husqvarna 701SM) et les KTM 690 Duke R de Davy Gambino, de Romain Cauquil - le jeune champion de France Rallye 3 avec Compte-Tours Motos cette année - de Manu Gonzalez et de Florian Meneret. À moins que Tom Dutilleul (Yamaha MT 07) mette tout le monde d’accord ou que Luc Breban (Husqvarna 701) crée la surprise !

Chez les Side-cars ou véhicules homologués à 3 roues, car cette catégorie regroupe aussi les Can-Am, dont celui de Bastien Boujot, belle confrontation à venir entre Galvani / Bresse (Kawasaki ZX12R / Choda) et la famille Chanal, père et fils (Panda 1000).

Les bons plans
En Rallye 3 peu d’inscrits, pourtant ces machines maniables et ludiques tels les KTM 390, Honda CB 500 F, ou encore Suzuki 400 DRZ permettent d’apprendre la discipline à moindre coût. On suivra tout particulièrement les performances de Fabrice Dion et de Jean-Pierre Foltzer sur leurs 390 KTM face aux Honda CB 500 de Pedro Crescencio et de Raphael Groland.

Toujours dans le domaine du bon plan, les catégories Anciennes et Classiques, assurent, elles aussi, un maximum. En effet on trouvera facilement des motos au coût modique, techniquement pas trop dépassées et dont les pièces restent faciles à trouver. On pense aux Honda 600 CBR de Johann Daval ou 900 CBR de Stéphane Guéguin qui donneront du fil à retordre aux monos de Rob Degaudez (600 XLR) et de Christian Lacoste (Matchless 500 G80).
Chez les Anciennes la guerre des gros 4 cylindres aura lieu entre les Honda 900 Bol d’Or de Philippe Colliot et Joel Zabroniecka et la Suzuki GS1000S de Richard Pigeat.
Voilà le tableau est dressé, premier acte maintenant au rallye de la Sarthe les 7 et 8 avril !

Les catégories
- Maxi Rallye : multicylindres à partir de 950 cm3.
- Rallye 1 : bicylindres entre 700 et 949 cm3 / 3, 4 et 6 cylindres de plus de 500 cm3 / Machines homologuées à titre isolée de plus de 125 cm3.
- Rallye 2 : monocylindres de plus de 400 cm3 4T / monocylindres de plus de 200 cm3 2T / bicylindres de plus de 500 cm3 et de moins de 700 cm3 / Scooters de plus de 125 cm3.
- Rallye 3 : 125 cm3 2T et 4T / Monocylindres de moins de 400 cm3 4T / Monocylindres de moins de 200 cm3 2T / Multicylindres de moins de 500 cm3.
- Side-cars : Tous les side-cars et véhicules homologués à trois roues
- Anciennes : Homologation comprise entre le 01/ 01/ 1955 et le 31/12/1980
- Classiques : Homologation comprise entre le 01/ 01/ 1981 et le 31/12/1992

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