La piste de Mirecourt-Juvaincourt en plein cœur des Vosges, près d’Epinal et de Nancy est d’ordinaire limée par les karts et les supermotards. Le 19 avril 2008, elle était réservée aux scooters anciens. Vespa et Lambretta ont joué les reines de la piste.
Certains autochtones, alertés par la presse locale, étaient venus sur le site pour flâner au milieu d’une placide concentration de vieux scooters. Tout faux, ou presque. Ces badauds écarquillaient les yeux, car foin d’expo statique : tout se passait en piste. Ils découvraient un « race-meeting ».
Cette réunion cible large. Si les scooters modernes - en plastique et automatiques - en sont bannis, elle mixte démonstrations de matériel ancien (des racers vintage le plus souvent) et compétitions (amicales) de scoots plus ou moins « kités-coursifiés » suivant les différentes classes.
Avec temps de roulage égal pour tous et un dénominateur commun : Vespa et Lambretta sont les reines de la piste.
Le pari n’était pas gagné d’avance pour les organisateurs, jeunes administrateurs du site Scootentole.org. Un week-end circuit réservé aux « scooters en tôle » et à vitesses dans les Vosges et en sortie d’hiver, c’était gonflé pour une première édition !
Gonflé, mais géographiquement astucieux, car proche de l’Allemagne et des pilotes de l’ESC (Euro Scooter Challenge). Pour eux, c’était un warm-up d’avant saison idéal. Si la formule est relativement nouvelle en France, elle est connue de longue date des Anglo-saxons puisque des championnats dédiés existent outre-Manche.
Malgré une météo changeante, quelque 75 pilotes français, allemands, italiens, belges, autrichiens et anglais sont inscrits et le paddock est plein comme un œuf. Dans la région, c’est tout ou rien : temps sec le vendredi après-midi, temps de chien le samedi matin pour les essais – non chronométrés –, et retour du soleil en début d’après-midi.
Deux manches se déroulent sur piste mouillée, une sur piste sèche. À ce petit jeu et au cumul des résultats, les plus rapides Teutons opèrent une razzia sur les premières places.
Toutefois, certains Italiens et Français repartiront avec de beaux accessits (le clan parisien notamment, constitué de 6 pilotes, ramène… 6 coupes !).
La classe C1, réservée aux roulages relax ou scoots nostalgia, était remplie. Elle aussi assura un spectacle apprécié des passionnés. Au milieu des PX et PK, Vespa V50A, N en 8 pouces et autres légendaires 150 GS se doublaient et se décroisaient sur les 1250 mètres du sinueux tracé vosgien.
Vu le succès de cette première édition, la formule semble pérenne. Et il se pourrait bien que l’an prochain cette formidable « classe 1 » s’étoffe de moult Lambretta, quelques Rumi Bol d’Or et autres Zundapp … pour un spectacle qui pourrait bien devenir au scooter ce que les Coupes Moto Légende sont à la moto.
Jean-Luc Nobleaux - Correspondant 88 - 03/06/2008
220 km de petites routes montagneuses, plus de 8000 mètres de dénivelé positif cumulé sur 12 cols, tel était l’alléchant programme de la seconde édition du Rallye des cols, organisé le 19 mai dernier.
Il y aurait, paraît-il, autant de deux-roues que d’habitants au Viêtnam. Et ils sont 86 millions… C’est dire que la moto – et plus sûrement la célèbre 125 Minsk – est l’engin idéal pour partir à la rencontre de ce pays riche d’incomparables beautés naturelles et historiques. Dix motards de l’île de la Réunion en ont fait l’expérience.
L’endroit idéal pour buller. Entre breuvages festifs et terres meurtries par les grands conflits armés, la Champagne-Ardenne cumule les atmosphères délicates et sombres. Itinéraire croisé mêlant une histoire mouvementée et le charme d’un vignoble que le monde entier nous envie.
La Monster n’a pas initié un concept, elle l’a sublimé. C’est celui de la moto à l’état brut : un moteur, un twin bien sûr, une partie-cycle épurée. Une formule simple, presque élitiste, qui a pourtant fait fureur : la Monster est l’une des rares machines à être entrée vivante dans la légende.
L’engouement pour la moto ancienne outre-Manche donne lieu à des expositions, des bourses de pièces et des ventes aux enchères bien plus intéressantes qu’en France. Un succès porté par la passion mais aussi par des tarifs abordables. Petit tour dans les allées du CBSS…