« A compter du 1er janvier 2010, les installations des panneaux annonçant la proximité des radars ne seront plus systématiques... » : la nouvelle commence à faire le tour du Web. Mais la course à l’information est vite stoppée car cette lettre est un « hoax ». Ce terme signifie canular en anglais, et désigne donc tout simplement une fausse information. Les « hoax » sont monnaie courante sur Internet.

Le document en question est donc un lettre, désignée comme confidentielle, adressée à « messieurs les préfets ». Elle délivre un compte-rendu des dernières délibérations et explique notamment que les panneaux de signalisation de radar automatique ne seront plus obligatoires. Une idée qu’avait effectivement eu le gouvernement en 2007 (voir liens), abandonnée suite au tollé qu’elle avait suscité.

Hoaxbuster.com est le spécialiste de ce type de nouvelles. Il est le premier à avoir révélé les défauts du faux. En y regardant de plus près, on s’aperçoit en effet que le faussaire est un amateur :

- La lettre est adressé au ministère de l’Intérieur et de l’aménagement du territoire. Or cette dénomination n’existe plus : le ministère est désormais celui de l’Intérieur, de l’outre-mer et des Collectivités territoriales.

- Le mystérieux chef de cabinet n’existe pas non plus : G. Ardeneau est inconnu au bataillon du ministère. L’absence de signature et de tampon présente également un indice convaincant.

- La lettre prévoit de placer un radar fixe tout les 2 kilomètres pour 2015. Du pur délire.

- Même si Brice Hortefeux s’est récemment porté candidat à la récupération de la Sécurité routière, celle-ci ne relève pas (encore ?) du ministère de l’Intérieur, mais du ministère de l’Écologie, de l’énergie du développement durable et de l’Aménagement du territoire.

Beaucoup d’autres indices trahissent le papier. Le document a pourtant failli exploser sur le web.

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