Cet étonnant 1000 cm3 est désormais décliné en deux versions : le SM5, équipé d’une boîte de vitesses manuelle et le nouveau SE5, doté d’une boîte séquentielle.
Une évolution logique pour séduire une clientèle peu familiarisée aux commandes de type moto.
| POUR | CONTRE |
|---|---|
| + Facilité | - Suspensions un peu molles |
| + Ergonomie | - Toujours pas de "kit" bagagerie |
| + Confort |
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Retrouvez l’essai du Can-Am Spyder SE5 dans Moto Mag n°250 (septembre 2008)
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(données constructeur)
Moteur
Type bicylindre en V à 60° refroidi par eau 4T, 2 ACT, 4 soup. par cyl. ;
Cylindrée (al. x cse) 998 cm3 (97 x 67,5 mm) ;
Puissance maxi 106 ch (78 kW) à 8500 tr/min ;
Couple maxi 10,6 m.kg (104,3 N.m) à 6250 tr/min ;
Alim./dépollution injection Ø 57 mm/Euro 2
Transmission
Boîte de vitesses Séquentielle (5 rapports + marche arrière) ;
Transmission finale par courroie
Partie - cycle
Frein Av (étrier à x pist.) 2 disques Ø 260 mm (4 opp.) ;
Frein Ar (étrier à x pist.) 1 disque Ø 260 mm (1) ;
Pneus AV 165/65 x 14
Pneu AR 225/50 x 15
Réservoir (réserve) 27 litres (n.c.) ;
Poids à sec 316 kg
Pratique Coloris Rouge, gris, jaune ; Garantie 2 ans pièces et M.O., assistance ; Prix (tarif 2008) 19.739 €
Petit rappel pour ceux qui n’auraient pas suivi les épisodes précédents : le Spyder est un tricycle à moteur propulsé par un V-twin Rotax de 106 chevaux. Il est accessible indifféremment aux détenteurs des permis A ou B.
Sans mépriser les « purs motards », BRP (Bombardier Produits Récréatifs) a voulu son Spyder comme un engin ludique devant séduire les automobilistes et offrir des sensations « moto » sans problème de poids, d’équilibre et… de permis.
Le canadien s’est alors attaché à rendre son véhicule le plus sécurisant et le plus facile à conduire possible. Son cerveau électronique (VSS) gère l’ABS, l’antipatinage et un système de correction qui contrôle la stabilité de l’engin. Le DPS offre, lui, une direction assistée variable en fonction de la vitesse.
La boîte de vitesses et l’embrayage manuels restaient un obstacle pour certains clients potentiels, cette version SE5 est faite pour eux.
Au guidon, ne reste donc qu’une poignée de gaz, à droite, et la commande de boîte au pouce et à l’index gauche. Le freinage reste centralisé au pied droit.
Contact, le tableau de bord vous demande de valider les consignes de sécurité. Un coup de pouce pour passer la première, un poil de gaz et le Spyder s’élance avec souplesse grâce à l’embrayage centrifuge.
L’allure augmente, les 4 autres vitesses se montent au pouce sans heurt, fastoche ! Idem pour rétrograder, sauf que c’est l’index qui officie.
Les commandes étant bien placées, pas de risque d’appuyer sur le klaxon ou l’appel de phare au lieu de passer les rapports, bref, une bonne ergonomie.
De surcroît, un dispositif rétrograde tout seul lorsque le régime moteur descend à 2000 tours. En enchaînant à bon rythme les virages, on est conquis par ce système efficace, quel que soit le type de conduite.
Verdict. Durant ce galop d’essai, la boîte séquentielle du SE5 s’est montrée parfaitement aboutie. Très proche de celle de la Yamaha 1300 FJR AS, le rétrogradage automatique et l’ergonomie mieux pensée sont des petits plus.
Regrettons juste que, sur un engin taillé pour le tourisme à deux, une bagagerie de contenance respectable ne soit pas proposée pour suppléer les 40 litres du coffre. La version à boîte manuelle reste au catalogue pour 1800 € de moins.
Jean Larquier - 24/09/2008
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