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Derrière l’impressionnante façade du Can-Am Spyder RT, version « touring » du roadster RS, le pilote est à son aise. Rallongé et surélevé, le large guidon en alu massif offre une position moins en appui sur les poignets et allège la direction. La selle basse (750 mm) et large procure une position GT : de quoi enchaîner les kilomètres sans risquer l’ankylose prématurée. Autre avantage du nouveau carénage : le RT ne chauffe plus autant les jambes.

Revisité pour obtenir le couple à plus bas régime (max 104 N.m à 5.500 tr/mn), le bicylindre Rotax est souple et mélodieux. Et suffisamment efficace : les 421 kg de cette version RT sont aisément propulsés à 140 km/h. Dommage, la boîte manuelle à 5 rapports est bruyante et peu précise. La version semi-automatique (+ 1500 €) s’adapte bien mieux au cruising.

Le coffre contient toujours 58 litres mais est épaulé par les deux valises latérales et le top-case : 95 litres de plus. Insuffisant ? Optez pour la remorque (662 l), dédiée et homologuée. Le passager dispose de plateformes réglables en hauteur pour les pieds. Pour le conducteur : poignées chauffantes, enceintes (finition S essayée) et 2 litres de boîte à gants… au détriment du carburant. Le réservoir passe en effet de 27 à 25 litres.

Plus facile à emmener dans les virages que le RS, le RT profite d’une direction assistée plus souple, et d’amortisseurs à plus grand débattement à l’avant (151 mm contre 154). L’élément arrière est désormais réglable électriquement en précharge, directement au guidon. Mais un réglage dur s’impose, même en solo.

Enfin, les trois disques de frein couplés s’actionnent uniquement au pied et l’ABS permet d’y aller franchement : pas inutile vu le poids de l’engin. Toujours aussi présents, les contrôles de stabilité (SCS) et de traction (TCS) interviennent encore fréquemment en conduite « sportive ». Enroulage fin et dosé nécessaire pour s’extirper rapidement des virages sans faire frétiller l’électronique !

Verdict. Véritable aboutissement du concept 3-roues, le RT-S se situe désormais entre la moto GT et le petit coupé. Affiché à 26.499 euros maximum (5.500 de moins qu’une Goldwing airbag), ce Spyder a de quoi interpeller l’automobiliste curieux, tout comme le couple de motards fatigués par l’intendance et soucieux d’éviter la chute. Une belle capacité de chargement, un réel confort et une approche nez au vent : de quoi (re)donner l’envie de voyager. Et ce plaisir-là ne se compte pas en nombre de roues !

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