Durant deux jours, les 350 pilotes, dont 36 side-cars, ont pu exprimer leur talent en démonstrations, au travers de treize séries de cinq roulages chacune. Ces roulages ne sont en aucun cas des courses, il n’y a pas de classement, et pourtant l’esprit est bien là.

On s’arsouille « velu » aux bracelets de machines aussi différentes qu’un 50 Testi, une Norton Gus Kuhn 750, un bitza (moto assemblée avec différentes parties d’autres machines), ou une Yamaha 250 TZ. Ce rassemblement était également l’occasion pour les visiteurs de trouver la pièce rare ou la machine de ses rêves, dans la bourse d’échange réunissant une vingtaine d’exposants.

En piste
Clubs, teams ou juste entre copains, les participants pouvaient s’installer dès le vendredi après-midi sur les trois paddocks mis à leur disposition. Le samedi, les choses sérieuses ont commencé sur le circuit de Croix-en-Ternois.

D’une longueur de 1,9 km, la piste, rénovée en partie en 2012, est maintenant munie d’accotements de 8 à 9 mètres, atteignant 50 mètres dans certaines courbes. Cela a permis d’améliorer la tenue de route et la sécurité.

Déluge
Vers 17h ce samedi 20 septembre, un véritable déluge s’est abattu sur la région, interdisant la poursuite des trois dernières séries de la journée. En très peu de temps, la piste est devenue impraticable, à l’image du virage de la Ferme qui s’est retrouvé noyé sous 60 cm d’eau et de boue ! La tempête était tellement violente que des barnums se sont envolés.

Une fois l’alerte passée, les engins de nettoyage sont entrés en action avant la nuit et ont limité les dégâts. L’apéro et le concert qui étaient prévus le samedi soir ont pu avoir lieu ! Le groupe de blues rock Interpoles a remis du baume au cœur aux participants jusque vers minuit.

La fête continue
Le dimanche, au lever du jour, s’il n’y avait plus d’eau au virage de la Ferme, la boue était encore bien présente. Il fallut l’intervention d’une lance à incendie, d’un camion de pompier et d’une trentaine de balayeurs bénévoles pour redonner à la piste son état praticable. Les roulages arrêtés la veille ont pu reprendre, aucune série n’a été annulée, pour le plus grand plaisir des pilotes et spectateurs.

Malgré les conditions difficiles du samedi soir, ce rassemblement autour des anciennes sportives aura été une réussite. Un grand merci à Daniel Henin, à toute l’équipe du Caiman, aux 67 bénévoles et commissaires de piste pour cette treizième édition des « Journées de la Moto Classique ». Rendez-vous l’année prochaine !

Frico, correspondant Moto Magazine
Photos sur piste de DIDI/G

Le site du Caiman

Pour voir plus de photos, cliquer ici

Les 13 séries des Journées de la moto classique

A+I sport 1, regroupant les 50, 125 et pré 1965

B classic 1, mono et Bi - 750 cm3

D classic 2, 2-temps

E side-car 1, petites roues et F2

F parade, tourisme 1

G classic 3, 3 et 4 cylindres 750 et plus

H sport 2, 250 à 450 mono et bi

J side-car 2, roues de 16 pouces et grandes roues

K classic 4, Anglaises

L post classic, 2-temps

M parade, tourisme2

N classic 5, 750 cm3

P sport 3, 350-500 cm3, 4 cylindres

Caiman, la passion d’abord

Le Cercle des amateurs inconditionnels de motos anciennes du Nord (Caiman) a été créé en 1994 par quelques passionnés de moto classique. Fort de 80 membres, c’est d’abord un état d’esprit. Collectionneurs, mécanos avertis, néophytes, chacun y apporte ses talents et bénéficie de ceux des autres.

Une partie d’entre eux roule en rallye promenade, d’autres font des courses et démonstrations sur circuit, d’autres encore se chargent de l’assistance ou de la logistique. Ainsi, on retrouve des équipes du Caiman dans tous les types de manifestations pour motos anciennes, en France et à l’étranger.

Honda Legends, une histoire de copains

Ils étaient aux Trophées Gérard Jumeaux sur le circuit Carole, début septembre, et sont venus aux Journées de la Moto Classique du Caiman. Le team Honda Legends vient de Moerzeke (Belgique Flandre/est).

L’équipe, composée d’une bande de 15 copains, écume les circuits avec les motos qu’ils restaurent, principalement des Honda 750 Four à cadres spéciaux, à raison de 6 démos par an.

Tout a commencé, il y a 15 ans, avec le mécano Jean Dhollander, et une première moto restaurée, une RCB 750 ex-Chemarin (pilote de vitesse français des années 70) de 1978. L’équipe s’est ensuite étoffée, comme les machines qu’ils ont déjà retapées, au nombre de 16 actuellement.

Ils sont venus au rassemblement du Caiman avec quelques-unes d’entres elles, dont une Martin Zerchot, une Dunstal, une Daytona réplica, toutes à moteur 750 four préparé. Depuis la création de Honda Legends, le fil conducteur du club n’a pas changé. C’est toujours l’amitié et la convivialité qui animent les membres de l’équipe.

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