En assistant aux courses organisées le week-end des 15 et 16 mai sur le circuit du Vigeant (86), j’ai replongé avec délices dans l’océan de sensations que l’on peut ressentir autour d’un circuit.
C’est toujours pour moi un grand bonheur de me rendre sur un circuit. Celui du Vigeant où se déroule la 3e épreuve du championnat de France Superbike n’échappe pas à la règle.
Ce tracé perdu dans la campagne poitevine figure parmi l’un des plus techniques de l’Hexagone.
Les pilotes sont unanimes : il n’est pas facile à mémoriser compte tenu de la variété et de la complexité de certaines courbes et il est très exigeant d’un point de vue physique.
Pour l’anecdote, voici quelques noms de virages qui sentent bons l’arsouille : « le Trop Tard », le « Trop Vite »… Nous sommes ici en plein Joe Bar Team !
Le plein des sens
Une course moto, c’est un univers à lui seul, un univers fait de sensations et de sentiments. Sur un circuit, tous les sens sont sollicités, le premier étant l’ouïe.
Vous roulez tranquillement sur la petite route de campagne, seul le bruit de votre moteur vous berce et, d’un coup, surgit un bruit de moteur qui monte en régime préludant au son pétaradant d’un freinage appuyé… Vous êtes bientôt arrivé !
Super coms Francis ;-) Jmarc.
LE VIGEANT (86) : 15-16 Mai
LEDENON (30) : 12-13 Juin
MAGNY COURS (58) : 17-18 Juillet
LE MANS (72) : 04-05 Septembre
ALBI (81) 25-26 Septembre

Les Superbikes sont en piste… Et vous entrez sans un autre monde. Votre vue s’en donne à cœur joie : couleurs, chromes, combinaisons de cuir… sans oublier la beauté des machines et celle des umbrella girls.
Après la vue, c’est votre odorat qui est mis à contribution : odeur de chaud, d’huile et de pneus, de cuir et de merguez frites… Ces odeurs commencent même à se transformer en goût... d’essence, de poussière et de bitume ! La buvette est alors la bienvenue pour que la bière (à consommer avec modération) évacue la sécheresse de votre gorge.
Une fois votre soif étanchée, vous pouvez enfin discuter avec les amis : pilotes, team managers, commissaires de piste, c’est à chaque fois le même rituel, la même joie de se retrouver et d’échanger quelques mots. Enfin, quid du toucher ? Chacun est libre de caresser ce qu’il veut... Moi sur un circuit, j’aime poser délicatement ma main sur la croupe incendiaire de la 1000 R1 du GMT 94… avant d’effleurer son réservoir et d’embrasser son front entre ses deux yeux de serpent.
Circuit qui rit, circuit qui pleure
La course, c’est aussi un concentré d’émotions. La tristesse dans les yeux de Louis Bulle, qui ramène sa machine au stand après être tombé lors de la première manche des Supersport, alors qu’il bataillait dans le peloton de tête.
La colère de Julien Da Costa contre lui-même, lorsqu’il chute lors de la première course des Superbike alors qu’il avait en point de mire la BMW de Sébastien Gimbert pour le gain de la 2e place.
L’angoisse et la peur des proches quand le drapeau blanc à croix rouge signale l’ambulance sur la piste.
Les larmes et le courage d’Ornella Ongaro qui, après une formidable remontée en Supersport, crie de douleur en ramenant sa moto au stand à cause de son genou blessé.
Et bien sûr la joie et le bonheur du vainqueur brandissant, sur le podium, la coupe avec un grand sourire, alors qu’à ses côtés, son dauphin dévoile, dans son regard, toute sa déception de s’être fait surprendre dans le dernier tour.
La passion comme dénominateur commun
Comme le disait, dimanche, Christophe Guyot aux motards venus visiter le stand du GMT 94 : « Ce qui m’intéresse dans la course, c’est le côté humain. La moto est ma passion, mais ce qui compte ce sont les femmes et les hommes qui sont sur la machine et autour de la machine. Si faire de la course, c’est faire un box fermé et inaccessible, j’arrête tout de suite. »
Ce week-end, je me suis plongé dans ce monde de la course en regardant la piste, les classements, mais j’ai surtout ressenti cette passion qui nous a uni.
Francis Boutet - 17/05/2010
Les 13 et 14 juin s’est déroulée, à Lédenon, la 4e épreuve du championnat de France Superbike. Une course de mi-saison qui confirme la domination de BMW, grâce notamment à 2 podiums d’Erwan Nigon.
Les 15 et 16 mai s’est déroulée, au Vigeant (86), la 3e épreuve du championnat de France Superbike. Avec deux pilotes sur le podium ce week-end - Erwan Nigon et Sébastien Gimbert -, BMW confirme son avance.
Le week-end dernier se déroulait la deuxième manche du championnat de France Superbike. Et autant dire que BMW, qui alignait deux ovnis en catégorie superbike, la catégorie reine, a fait très fort. Retour sur un dimanche de course et de fête.
Sébastien Gimbert abordera la finale du championnat de France sur le circuit d’Albi en octobre prochain avec 14 points d’avance sur son poursuivant Vincent Philippe.
Sébastien Gimbert (GMT 94) prend la tête du championnat de France superbike à l’issue de l’épreuve de Magny Cours. Il possède désormais une avance de 17 points au classement provisoire.