Un autre équipage, le n°24 du team JRC Moto Sport, ressuscita une Honda 900 SC 01, qui avait participé en 1980 au Bol d’Argent et qui dormait dans un garage. Après un rattrapage des qualifications, partie de la 54e position, la moto finit à la très honorable 18e place du général (cumul des deux manches). L’équipage limougeaud Bouilloux et Lespinasse repartit ravi de ce week-end. Et dire que Michel Lespinasse, 60 ans, n’avait pas mis les fesses sur une moto depuis près de 30 ans ! Le « papy » s’est promis d’acheter une remorque pour faire à l’avenir quelques épreuves classiques, le virus de la moto s’étant réveillé. Et à ses dires, il faut bien occuper sa retraite.

Si la première manche se déroula intégralement sous une pluie battante, la seconde sur une piste séchante fit beaucoup de dégâts sur les machines des équipages, en occasionnant un grand nombre de chutes heureusement sans gravités. Ceci provoqua de multitudes sorties du pace car, et contribua certainement à une moins bonne qualité du spectacle qui nous était promis. Près de 20 minutes de neutralisation et une fin de course dix minutes avant le temps imparti, après une ultime chute, gâchèrent un peu le plaisir des spectateurs encore présents. Dommage.

Le podium fut international, puisque derrière les Italiens (Sardi, Cantalupo) du Team Taurus figurent les Suisses (Cornu, Kellenberger) du team Hampe Racing/Club 14 et des Français (Haquin, Dieuleveut) du team Bolliger Classic Endurance.

Parallèlement à cette course, les organisateurs mirent sur pied une course Bol Post Classic, avec des machines plus récentes (entre 1984 et 1991) et des courses du championnat IHRO (International Historic Racing Organisation). Hélas, la deuxième manche des IHRO due être annulé à cause des mauvaises conditions climatiques, la première manche ayant déjà décimé le plateau.

Cette année, les clubs étaient à nouveau invités (avec 15 entrées offertes par club présent) et animèrent le centre du circuit. Un village vintage fut également monté dans le paddock , ou l’on pouvait aussi bien trouver des fripes que des pièces pour nos bonnes petites vieilles motos.

L’année prochaine, avec le soleil espérons-le, la fête devrait être totale, car les spectateurs présents sont de vrais passionnés. On regrettera cependant la présence des trublions de la nuit. Car, hélas, les courses d’endurance, type 24H et Bol d’Or, ont engendré une « espèce nuisible », dont la présence sur ce type d’événement est dommageable. Les organisateurs devraient pouvoir prendre les mesures nécessaires afin que ce type de désagrément ne se reproduise plus…

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