Le week-end du 3 et 4 octobre 2015, s’est déroulée l’avant-dernière manche du championnat du monde Superbike (WSBK), sur le circuit de Nevers Magny-Cours dans la Nièvre. Pour l’occasion, le fabricant de montres Tissot, partenaire de l’organisation, avait invité quelques clients et Motomag.com à assister à la journée du dimanche dans les coulisses.

Antonin, dernier arrivé à la rédaction et pistard à ses heures, s’y est collé avec un plaisir non dissimulé. Il en est revenu avec de beaux souvenirs, mais aussi quelques notes de contrariété. Notre jeune journaliste nous raconte son voyage « VIP » vu de l’intérieur…

Dans les starting-blocks
Ce n’est jamais facile de se lever de bonne heure un dimanche, mais quand on sait que c’est pour se rendre au WSBK à Magny-Cours, ça change tout de suite la donne. Surtout que cette fois-ci, nous y allons certes en touriste, mais en touriste de luxe s’il vous plait !

Touriste, car quand on est motard et un peu pistard, impossible de ne pas utiliser ce qualificatif quand on sait qu’on va rester sur le bord de la piste. Mais au vu de la météo pluvieuse de la veille, il est facile de se consoler.

Le matin, la météo ne présageait rien de bon pour la journée.

Au chaud
À peine arrivé sur le circuit, nous pouvons déjà écouter ce qui va être la bande originale de la journée : pas question d’entendre faiblir les régimes des moteurs, même sur une piste détrempée. Nous débarquons dans les paddocks, où une certaine foule afflue déjà entre les semi-remorques des différents teams. Ensuite, direction le pit lounge afin d’assister à la première course Superbike au chaud.

Comme à la maison
Accueillis par les hôtesses de l’organisation, nous rentrons dans la loge commune où tous les partenaires du championnat cohabitent. Cette salle est située au-dessus de la ligne droite des stands.

Être au chaud et prendre l’apéro tranquillement en regardant cette noble discipline sportive, sur le papier ça peut faire fantasmer. Néanmoins, il est frustrant de ne pas pouvoir admirer les pilotes. D’autant qu’à ce moment-là, Sylvain Guintoli monte sur le podium. C’est sur les écrans disposés aux extrémités de la pièce que nous observons le Français, champion du monde en titre, grimper sur la 3e marche de la première manche du WSBK.

C’est ensuite au tour des 600 Supersport de s’élancer tandis que nous entamons le déjeuner. Pour le début de la course, nous ne pouvons être mieux placés : la ligne de départ se trouve juste en-dessous notre table. Le problème c’est qu’une fois les pilotes lancés, nous ne pouvons suivre la course que depuis les téléviseurs de la loge.

C’est peu comme si on était dans son salon en train de regarder la course à la télé avec de la bonne bouffe pendant que les motos passent en pleine bourre dans la rue qui serait transformée en ligne droite des stands.

Direction les paddocks
Une fois le repas fini, nous descendons enfin de notre perchoir afin d’approcher le terrain. Enfin ! Là, nous avons l’agréable sensation de pouvoir aller partout à l’aide du passe fourni par Tissot.

Il est aisé de se diriger vers la pit lane, ce qui constitue un sérieux atout pour assister au podium de la deuxième course Superbike. On ne peut pas se trouver plus près de l’estrade, à tel point qu’on reçoit quelques gouttes de champagne propulsées de la bouteille tenue et secouée par le champion du monde Superbike 2015, Jonathan Rea.

Juste en-dessous siègent les motos des trois premiers, qu’on peut presque toucher. À cette distance, on se rend d’ailleurs compte que ces bolides n’ont pas grand chose à voir avec les modèles de base dont ils sont issus.

En dessous du podium, c’est une averse particulière qui nous tombe sur la tête.

Parcours du combattant
Alors que nous sommes en train de rêvasser devant les box des teams officiels, un commissaire de piste nous demande d’évacuer la pit lane. Selon le règlement du circuit, celle-ci n’est plus accessible après le départ d’une course.

Tant mieux car pour apprécier le déroulement d’une course ici, il faut migrer vers les gradins installés devant la chicane Adélaïde : un passage impressionnant de Magny-Cours, où les concurrents effectuent des freinages de trappeur à près de 300 km/h.

Le hic, c’est que le chemin qui mène là-bas est un véritable périple. Faut dire que la structure de ce complexe est sacrément mal foutue, mais bon, c’est souvent le problème avec les grands circuits…

Depuis la tribune Est, le panorama était un peu plus palpitant que depuis la loge : gros freinage à l’entrée d’Adélaide et baston dans la chicane du Château d’eau

Périphérie : the place to be
La périphérie n’est pas en manque d’activités. Une grande allée de boutiques y prend place : restauration, vente de « goodies » et animations, il y a de tout.

À l’ouest, les « hospitality rooms » de chaque team se sont installées aux côtés de la tente de l’organisateur et de divers partenaires de la manifestation comme Alfa Romeo. Un détail nous interpelle sous le barnum SBK : des hôtesses toujours aussi aguichantes - sport mécanique oblige - distribuent une étrange marque de champagne italien aux visiteurs présents sous le chapiteau. « Open champagne » sur un rassemblement moto ? Hum ! Voilà un concept qui parait bien étrange...

Certains « hospitality » avaient de quoi rendre jalouses les plus belles loges

Cette visite à Magny-Cours se terminant à 15h, le retour se fait sentir. C’est avec le plein de belles images et de souvenirs, aussi bien visuels que sonores, que nous rentrons à la maison.

De cette expérience, nous retiendrons que celui qui ne s’intéresse qu’à la course sans ce qui gravite autour, aura mieux fait de rester chez lui. En revanche, celui qui aime à parler moto avec des amis et des inconnus dans un milieu qui s’y prête, pas de doute, le WSBK de Magny-Cours vu de la loge Tissot, ça le fait.

S’emparer d’un pass VIP n’est plus aussi inaccessible qu’avant. Et rien n’empêche le plus passionné des passionnés de commander une montre Tissot au Papa Noël, afin de devenir un des chanceux clients sélectionnés pour ce type d’invitation…

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