Ticket d’entrée de la gamme roadster chez Benelli, la 899 est une déclinaison démocratique de la 1135. L’idée est louable, mais le résultat décevant : malgré un moteur enchanteur une fois qu’on a laissé la ville derrière soi, la partie-cycle déçoit. La finition est aussi à revoir.
| Pour | Contre |
|---|---|
| + Caractère moteur | - Finition |
| + Le côté unique | - Manque de mise au point |
(données constructeur)
Moteur Trois-cylindres en ligne, 4T, 2ACT, refroidissement par eau Puissance maxi 120 ch (version libre) à 9500 tr/min Couple maxi 9 m.kg à 8000 tr/min
Transmission
Boîte de vitesses 6 rapports ;
Transmission finale par chaîne
Partie cycle
Frein Av 2 disques (étrier à x pist.) Ø 320 mm (4 opp.) ;
Frein Ar 1 disque
(étrier à x pist.) Ø 240 mm (2 opp.)
Dimensions / Poids
Réservoir (réserve) 17 litres (5) ;
Poids à sec 208 kg
Pratique
Garantie 2 ans pièces et MO ; Prix (tarif 01/10) 9990 € (version de base) et 10.700 € (version Sport)
Misant tout sur le style et l’histoire – blason sur le réservoir à l’appui –, certains petits constructeurs à forte connotation passionnelle oublient qu’une moto, c’est aussi fait pour (bien) rouler...
La TNT est belle, racée, dotée d’une personnalité esthétique forte, mais de nombreux détails, comme les fonderies moteur pas très nettes, l’ajustage approximatif des éléments plastique ou les câblages mal intégrés écorchent la rétine. Bref, la finition laisse à désirer... Mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. En selle !
La position de conduite est dans la bonne moyenne. Le triangle selle – guidon – repose-pieds conviendra à tous, même si on déplore une assise ferme (la selle est fine). Une fois en marche, le trois-pattes se cale sur un ralenti bancal et pas franchement discret. Ça siffle, ça grogne, ça éructe en laissant deviner une mécanique de caractère... Peu souple et dotée d’une injection capricieuse, elle manifeste sa désapprobation à évoluer sur un filet de gaz. Ajoutez à cela un rayon de braquage frôlant les 7 mètres (!), et vous comprendrez aisément qu’il faut fuir la ville au plus vite.
Une fois sur la route, la Benell’ dévoile enfin ses charmes. Et c’est surtout du côté de la salle des machines que ça se passe. Ah, la magie du trois-cylindres... On a beau la connaître, on est toujours surpris. Puissance, couple, vocalises, le bloc 899 vous dévoile ses nombreuses qualités, et vous incite à en profiter sans retenue... jusqu’aux limites de la partie-cycle.
Chahutée un peu plus que de raison (on avoue...), la moto perd de sa superbe. Elle se fait moins précise en entrée de courbe, et pour garder la traj’, il convient de porter son poids vers l’intérieur du virage. La TNT souffre d’un désaccord entre une fourche à l’hydraulique bien amortie et un amortisseur trop souple : la moto oscille sur son axe longitudinal, occasionnant un léger louvoiement en courbes rapides.
Il serait donc bon que le constructeur italo-chinois se penche sur les « settings » de suspensions. Tout comme sur le freinage, manquant de feeling et de puissance face à la concurrence.
Verdict. Le constat est mitigé... La TNT souffle le chaud et le froid. Elle possède un moteur qui captive les sens, mais une partie-cycle et une finition en retrait. À 9990 €, on est en droit d’exiger plus...
Axel Mellerin - 01/01/2010
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