Grosse mobilisation chez nos voisins belges ! Ils étaient près de 5.000 motards à manifester, le 19 mars dernier, pour demander un meilleur entretien du réseau routier outre-quiévrin.
Il y a des colères qui ne peuvent s’exprimer qu’en descendant dans la rue… Les motards belges en ont vraiment assez de prendre de gros risques en enfourchant leur monture, pour la simple raison que les autorités locales n’entretiennent pas le réseau routier. En France, on se plaint des ornières, surtout à la sortie de l’hiver. Mais de l’autre côté de la frontière, ce sont de vrais caveaux qui constellent les chaussées. Des caveaux à motards…
La toute jeune Fédération belge des motards en colère (FBMC) est née il y a trois semaines de l’initiative de Joe Vereecke et Huber Balon-Perin, motards passionnés et engagés dans la lutte pour la sécurité des 2RM depuis plusieurs années. C’est l’esprit de la FFMC qui les a incités à poursuivre dans le mêmes sens. FFMC qu’ils connaissent bien, apportant eux-mêmes leur soutien par leur présence lors des manifestations à Lille ou à Paris, comme en octobre dernier. Alors, dans leur propre pays, face au refus des autorités de comprendre le problème des points noirs routiers, ils ont organisé la manifestation du 19 mars.
5000 motards ,putain et nous a quand une greve en france avec le million de motards que nous sommes
Après une première action marquante, l’opération « cimetière » (un cimetière factice sur un talus le long de l’autoroute E42, entre Gosselies et Courcelles, en direction de Mons) pour dénoncer le mauvais état des routes, le 19 mars, donc, les motards belges entendaient exprimer un ras-le-bol des accidents mortels de motards dus à l’état des infrastructures routières. Et à la lenteur de leur remise en état.
Les motards français du Nord et du Pas-de-Calais se sont sentis concernés en tant qu’usagers des infrastructures belges, et ont tenu à s’associer au mouvement. L’antenne 59 de la FFMC y était représentée. Partis de Lezennes (France), une quinzaine de motards ont rejoint le cortège.
Venus d’une dizaine de points de rassemblement à travers la Belgique, les motards de plusieurs nationalités ont convergé vers Charleroi, puis Namur, pour rejoindre, à Bruxelles, la place du Cinquantenaire. Ils étaient 5000 participants, selon les organisateurs, au plus fort du rassemblement convergeant vers la capitale sur trois voies. Le cortège mesurait de plus de 9 km !
« 25% des décès de motards seraient provoqués par l’état déplorable des routes », rappelait Joe Vereecke, coprésident de la FBMC. « On en a marre de ramasser des frères, marre des fausses promesses ! Nous voulons du concret. » Il espère ainsi que les autorités pourront assurer, d’ici un an, que tout a été fait au niveau de la sécurité.
La FBMC souhaite que le niveau fédéral intervienne pour réparer les voiries des communes. Les motards belges en colère ont promis que, si d’ici un mois, ils n’obtenaient pas d’avancée concrète, ils mobiliseront à nouveau les usagers en deux-roues. Affaire à suivre…
Christophe Tilmant - Correspondant 59
- 30/03/2011
À Troyes, dans l’Aube, ce sont 750 motards venus sur 600 motos qui ont répondu à l’appel de la FFMC 10, ce samedi 24 mars 2012, pour réclamer une autre politique de sécurité routière.
À Nevers, samedi 24 mars 2012, ce sont près de 1500 motards qui ont manifesté à l’appel de la FFMC 58. Le lendemain, une centaine d’entre eux se dirigeaient vers la capitale pour faire partie des 15.000 manifestants de la mobilisation parisienne.
Entre Bayonne le matin et Pau l’après-midi, ce quelque 1400 motards venus de sept départements (31, 32, 40, 47, 64, 65, 82) qui ont manifesté dans les Pyrénées-Atlantiques, le samedi 24 mars, à l’appel de la FFMC.
Grande première dans le Puy-de Dôme, la FFMC 63 a rompu avec le traditionnel défilé en en centre-ville de Clermont-Ferrand, à la demande des motards qui désiraient mener une action plus originale et percutante.
Entre Brest et Quimper, ce sont 2500 casques que la FFMC 29 a dénombrés lors de la manifestation préélectorale organisée le samedi 24 mars 2012. Comme partout ce week-end-là, les motards demandaient une autre politique de sécurité routière.