Forum du stand FFMC du Mondial 2007 :
Les préjugés ont la vie dure, et en matière d’accident le motard se retrouve vite sur le banc des accusés ou au mieux en torts partagés, alors que bien souvent celui-ci n’a rien à se reprocher.
Jean-Denis Galdos avocat au barreau de Paris démarre très fort dès les premières secondes de ce forum : « Devant la loi qui se veut impartiale, l’expérience démontre au contraire que le motard est moins bien traité et indemnisé que les automobilistes.
Les nombreux dossiers qui me sont soumis sont d’ailleurs souvent motophobes ! ».
En effet, Philippe Guilleux, vice-président de la Mutuelle des motards confirme que les procès verbaux sont inexacts, contradictoires et mal rédigés : « Les sempiternels préjugés à l’encontre des motards reviennent constamment, en dépit de toute logique, raison pour laquelle nous parvenons à « casser » de nombreux jugements et à les retourner en faveurs des motards ».
Vitesses excessive, défaut de maîtrise du véhicule jusqu’au refus de considérer le témoignage des autres motards ayant assistés à l’accident : voici le genre d’idées toutes faites et d’aléas auxquels s’exposent les motards.
Il ne faut donc pas hésiter à faire jouer la clause défense-recours de son contrat d’assurance, et surtout à refuser les torts partagés (c’est souvent ce qui est proposé) si vous vous trouver dans votre bon droit, quitte à changer d’avocat si vous l’estimez nécessaire (une partie de ses honoraires seront couverts par votre assureur).
L’idéal étant évidemment de se faire assister par un avocat motard ; certes ça ne court pas encore les rues mais le milieu est les mentalités évoluent… lentement (ainsi, en France il n’existe pas officiellement d’experts moto !).
Dernier conseil : n’hésitez pas à consulter la Commission juridique de la FFMC (lien sur motomag.com ou www.ffmc.asso.fr rubrique commission juridique).
Philippe Pinard - 22/10/2007
L’AFDM et la FFMC refusent l’instauration d’un permis à points à 16 ans pour les cyclomoteurs. Les deux associations veulent donner sa chance au BSR, « qui permet une sensibilisation efficace pour peu que les écoles de conduite s’en donnent les moyens ». Et pour peu qu’il soit plus complet !
Nous nous sommes procuré une « lettre d’observation » envoyée à un gendarme motocycliste par sa hiérarchie. Elle le prouve : les gradés mettent la pression sur leurs subordonnés pour que pleuvent les PV. Une évidence qui contribue à éloigner la sanction de la vocation « pédagogique » voulue par le gouvernement.
L’association Prévention routière lance un site Internet et une campagne choc de sensibilisation aux accidents de scooters. Problème, les mesures répressives proposées ne convainquent pas.
La FFMC 17 a organisé, le samedi 27 septembre, une opération intitulée « Motard d’un jour ». Le but : sensibiliser les responsables locaux de sécurité routière à la conduite moto et aux dangers de certains aménagements.
La FFMC rencontrait ce lundi 22 septembre la nouvelle déléguée à la Sécurité routière du gouvernement. Une prise de contact où ont été évoqué la place du deux-roues, sa prise en compte dans les infrastructures, la répression, la circulation entres les files et l’accès des motards aux circuits moto.