Les auto-moto-écoles se devaient, à partir du 1er juin, d’afficher les taux de réussite de leurs élèves aux examens du permis de conduire. Or, les responsables de ces établissements, soutenus par les inspecteurs du permis de conduire, refusent d’appliquer cette mesure.
Faire croire qu’une école de conduite qui a de bons taux de réussites aux examens est forcément une école qui dispense une bonne formation est d’une malhonnêteté intellectuelle grossière.
C’est pourtant ce que le gouvernement voudrait pernicieusement faire croire aux candidats au permis.
« Après tout, ils n’avaient qu’à choisir une "bonne" école ! »
Pour les motards en colère (FFMC), c’est une mesure qui vise à nous faire prendre des vessies pour des lanternes !
Le hic, c’est que le taux de réussite varie au sein d’une même école, du simple au triple, selon l’inspecteur qui fait ce jour-là passer l’examen.
La pertinence et la fiabilité des résultats comme critère de sélection s’en trouve tout de suite relativisée et les inspecteurs ne tiennent pas forcément à ce que cela se sache.
moi je trouve que l’on parle trop des autos-écoles. Je préfère le système Belge : moins onéreux. Les statistique des accidents ne sont pas plus importantes qu’en France. Conclusion : les auto -écoles Françaises s’en mettent plein les fouilles sur le dos d’une majorité de jeunes dans une situation (...)
Action anti-réforme du permis le 2 juin
Notre article sur l’action du 13 mars "Les moniteurs manifestent jeudi"
Le site de l’AFDM association de formation crée par la FFMC
Du coup, certaines écoles, furieuses, promettent d’afficher également les résultats... par inspecteur.
L’AFDM (Association de formation des motards, liée à la FFMC) connait bien le problème : elle travaille depuis 20 ans avec un réseau d’écoles triées sur le volet. Elle soutient la démarche des écoles de conduite.
Les motos écoles qui font un bon travail de formation n’ont pas systématiquement d’excellents résultats aux examens. Parce que situées en zone « difficile », travaillant avec des élèves déscolarisés et ne maîtrisant pas bien le français, ou tout simplement parce qu’elles refusent de « bachoter » les épreuves.
Cette mesure jugée « poudre aux yeux » (le permis à 1 €/jour en fut une autre) n’a qu’un seul but : faire croire que le gouvernement s’occupe du problème et cherche des solutions.
Axer la formation du futur conducteur sur du bachotage (répétition des parcours d’examen) est une erreur grossière pour la sécurité routière.
L’AFDM préconise comme de nombreux spécialistes d’améliorer les formations des enseignants de la conduite et des inspecteurs.
Mais aussi la mise en place d’un contrôle continu des centres de formation, d’une réelle probation à la conduite, mais tout cela doit se faire en concertation avec les écoles de conduite.
Thierry Leconte - 07/05/2008
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