Nicolas Aubin rafle la mise en championnat de France Elite Open de Brou en s’accaparant les trois manches disputées, le 24 mai 2009. Il devance Mickaël Pichon et Grégory Aranda.
Nicolas Aubin (Yamaha) rafle la mise à en championnat de France Elite Open de Brou en s’accaparant les trois manches disputées, le 24 mai 2009. Il devance Mickaël Pichon et Grégory Aranda. Meilleur pilote MX2, Gautier Paulin profite de l’étape pour s’emparer du commandement du provisoire de la catégorie MX1.
Avant-dernier rendez-vous du Championnat de France Elite, Brou accueille un plateau de rêve regroupant ce que le Motocross français fait de mieux (ou presque) à l’heure actuelle. Présent sur la liste d’engagés, seul le Belge Van Horebeek manque à l’appel (douleur à l’épaule à l’entraînement).
Peu chanceux en Mondial MX2 depuis le début de saison, Nicolas Aubin se présente en Eure-et-Loir au guidon d’une Yamaha 450 cm3. Déjà vu, avec brio, sur cette cylindrée, le Normand se place, dès la manche qualificative, comme un candidat plus que sérieux à la victoire du week-end en s’imposant, détaché, après avoir doublé ses adversaires, l’un après l’autre. Dimanche, le pilote Yamaha Ricci Racing renouvelle sa performance à trois reprises. Il ne souffre aucune contestation de sa supériorité du jour. Prenant le commandement des manches dès le premier tour, « OB1 » s’échappe inexorablement même s’il reste à portée de vue de ses poursuivants. Il remporte le classement général, de quoi lui redonner confiance avant d’aborder les Grands Prix d’Angleterre et surtout de France (6 et 7 juin).
Evoluant non loin de ses bases, Mickaël Pichon (Honda N°101) est le seul à essayer de titiller le futur vainqueur mais en vain. Par deux fois, dans les manches 1 et 3, le double Champion du Monde 250 cm3 (2001, 2002) s’accroche aux basques d’Aubin sans jamais porter une attaque. La deuxième course connaît à peu près le même scénario mis à part que Gregory Aranda (Kawasaki N°20) s’intercale entre eux. Il ne tente pas le diable, sentant bien qu’il n’a pas vraiment la force nécessaire pour maintenir une pression constante avec le peu de courses qu’il a effectuées jusque là. Plus que pour la gagne, sa présence à Brou à pour objectif la préparation des trois prochains Grands Prix MX1. En effet, « Rocket » Pichon est embauché par le team Honda Martin pour palier les absences sur blessure de Strijbos et De Reuver. La deuxième place finale (2/3/2) vient ponctuer la journée du pilote Honda.
Troisième au général, Grégory Aranda peut s’estimer satisfait de son nouveau podium car il réalise la bonne opération en Elite MX1. Pichon et Aubin n’étant pas des animateurs réguliers de la cylindrée, son point de repère se nomme David Vuillemin (Kawasaki N°12). Auteur d’excellentes performances (3/2/5), le pilote Kawasaki CLS devance ce dernier et lui reprend 12 points dans l’optique du championnat. Désormais à quatorze longueurs, tout reste possible pour le Gardois. Cinquième du jour, David Vuillemin est moins en vue, moins dominateur (8/4/6) que ces derniers temps dans le championnat national. Ne trouvant pas un bon feeling sur la piste de la région Centre malgré de très bonnes sorties de grille, le Marseillais préfère assurer et minimiser les dégâts en attendant la prochaine et dernière étape en Bretagne.
Peut-être désavantagés ou moins chanceux qu’à l’habitude, les pilotes MX2 ne se mêlent pas aussi facilement aux empoignades de tête qu’à l’accoutumée. Gautier Paulin (Kawasaki N° 21) s’en sort le mieux parmi eux, sans être pour autant épargné par les aléas (deux chutes en début de manche). S’il engrange de gros points (5/5/4), c’est au prix d’une attaque diabolique qui l’amène à doubler, à la régulière, ses principaux rivaux en MX2. Logique alors qu’il termine meilleur pilote de la cylindrée, au quatrième rang final. Il profite aussi des malheurs de Marvin Musquin – Honda N°25- (abandon sur chute en première manche) sur le circuit de Brou pour prendre le leadership du championnat Elite MX2, avec douze unités d’avance. Là encore, le titre se jouera lors de l’ultime rendez-vous, à Iffendic (35), les 25 et 26 juillet prochains.
David Morin - 28/05/2009
Considéré comme l’une des plus grandes courses moto au monde, l’Enduro du Touquet a beaucoup évolué depuis sa création en 1975. Qu’est devenue cette épreuve qui a pris le nom d’Enduropale ? A l’occasion de l’édition 2012 qui s’est déroulée le week-end dernier, Moto Mag y consacre un dossier, avec quatre articles et une galerie de photos.
Créé par Thierry Sabine, l’Enduro du Touquet est devenu au fil des ans une course incontournable pour les amateurs de course sur sable. Après la mort de son créateur et le départ de la société ASO, c’est désormais la ville qui organise l’événement.
L’Enduropale est une course unique en son genre. Il y a des machines officielles, des pilotes de renom, mais surtout des pilotes amateurs qui viennent ici simplement pour vivre un après-midi inoubliable.
Bernard Baudoux est le président du moto-club local ETO (Enduropale Touquet Organisation) qui organise l’Enduropale. Il est aussi conseiller municipal du Touquet et directeur de l’épreuve. Malgré la lourde tache qui repose sur ses épaules tout au long du week-end, il a bien voulu répondre à nos questions.
Sur l’autoroute A16 qui mène au Touquet, une petite halte s’impose au niveau de l’aire de service « Baie de Somme ». C’est ici que la FFMC 80 a installé son Relais Calmos, avec grande tente, boissons, atelier mécanique et la chaleur des bénévoles.