Espace abonné

Abonnez-vous à Moto Magazine et ses Hors-Séries

les tests conso de motomagazine à télécharger

 Petites annonces 

Dernière annonce

Questionnaire occasion

Etapes et hébergements Moto Magazine

Vos blogs

Casque d’âne

ANNUAIRE DES MOTARDS

Fédération Française des Motards en Colère

Articles les plus lus

En ce moment vous discutez de

Thèmes les plus populaires

1271/1271
1249/1271
921/1271
917/1271
914/1271
501/1271
496/1271
464/1271
447/1271
428/1271
415/1271
386/1271
353/1271
278/1271
228/1271
216/1271
214/1271
212/1271
212/1271
207/1271
197/1271
196/1271
183/1271
166/1271
163/1271
150/1271
134/1271
motomag.com
Défense de la moto

Au secours, Loppsi revient avec la "confiscation automatique des véhicules" !

Le projet de loi sur la sécurité intérieure, retoqué en 2009, réapparaît en ce mois de février sous la plume de Brice Hortefeux. Côté sécurité routière, le principe de confiscation automatique des véhicules (autos, motos, camions...) va faire couler beaucoup d’encre…

 
 
Au secours, Loppsi revient avec la "confiscation automatique des véhicules" !

Après une première tentative avortée en 2009, le gouvernement remet le couvert avec la version 2 du projet de loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi), débattu depuis le 9 février à l’Assemblée nationale.
Ce fourre-tout sécuritaire, dont la première version avait été rédigée par Michèle Alliot-Marie alors ministre de l’Intérieur, a été modifié et repris par son successeur, Brice Hortefeux.
Il reste décrié pour ses penchants liberticides. Si la loi était votée en l’état, elle n’épargnerait pas les conducteurs.

Confiscation généralisée
Une des mesures phares de ce nouveau texte est en effet de rendre obligatoire la confiscation du véhicule pour sanctionner certains comportements considérés comme des délits, tels la conduite sans permis ou malgré une mesure d’interdiction, la récidive de conduite sous l’influence de l’alcool ou de stupéfiant, la récidive de grand excès de vitesse et les homicides ou blessures involontaires lors d’un accident de la route.

Commentez l'article (31 commentaires)

Encore une mesure à "effet d’annonce" pour rassurer le bon peuple ! il y aura ceux qui auront les moyens (financiers) de se défendre (avec un avocat) et les autres. Quant à la revente du véhicule au profit de l’état, encore un moyen détourné de faire rentrer de l’argent (dito radars et autres mesurettes (...)

Consulter aussi :

Dans les blogs de Moto Mag :

dans la boutique :

Sensibilisez vos élus contre Loppsi !

En juillet 2009, la FFMC appelait les motocyclistes à se mobiliser contre Loppsi en écrivant aux députés afin de souligner le caractère abusif d’une telle mesure. La lettre-type est toujours disponible sur le site de la FFMC en cliquant ici.

Tags

Sécurité routière - Colère - Radars - Sécurité
Tip A Friend  Envoyer par email   Afficher une version imprimable de cet article Imprimer

L’usager en infraction, propriétaire de son véhicule, perdrait définitivement son moyen de transport au profit de l’État. « Au-delà de la perte économique que représente une telle sanction, la confiscation est une atteinte grave au droit de propriété qui doit rester exceptionnelle et découler du seul pouvoir souverain d’appréciation des juges, comme cela existe déjà », commente la Commission juridique de la Fédération française des motards en colère (CJ FFMC). Or, Loppsi version 2 propose de rendre automatique la confiscation.

Les juges pourront décider de ne pas appliquer cette peine, mais devront alors motiver leur décision. « On réduit ainsi considérablement le principe constitutionnel de personnalisation des peines, selon lequel "la juridiction prononce les peines et fixe leur régime en fonction des circonstances de l’infraction et de la personnalité de son auteur" (article 132-24 du code pénal). Confisquer automatiquement les véhicules ne rendra pas les routes plus sûres, mais le système répressif plus arbitraire et de plus en plus mal accepté », poursuit la CJ FFMC.

Les Motards en colère estiment que plus de 20.000 véhicules pourraient être ainsi confisqués, avec un coût pour l’État estimé à plus de 8 millions d’euros, gaspillés en frais de garde rien que pour les conduites sans permis.

Politique sécuritaire
Pire encore, cette loi qui n’est autre qu’un outil de communication destiné à renforcer l’impression de politique sécuritaire, sera totalement inefficace : « C’est facilement contournable ; pour échapper à la sanction, les usagers de la route n’auront qu’à rouler avec un véhicule qui ne leur appartient pas », traduit la FFMC.

Ethylotest anti-démarrage
Autre volet « sécurité routière » de Loppsi, l’obligation de conduire pendant une durée maximale de cinq ans un véhicule équipé d’un dispositif d’anti-démarrage par éthylotest électronique. « Cela apparaît tout aussi fantaisiste, estime la FFMC. Au-delà des légitimes questions sur la fiabilité de ces appareils de mesure à moyen terme, on est en droit de s’interroger sur la mise en application d’une telle sanction et surtout des garanties qui l’accompagneront pour s’assurer que c’est bien le conducteur qui satisfera au contrôle avant le démarrage du véhicule. » Là encore, la « communication législative » semble avoir pris le pas sur la raison.

Soupçons et mauvaises intentions
Mais le pire est peut-être le soupçon de faute commise… Le projet Loppsi autorise en effet la rétention et la suspension administrative du permis de conduire des conducteurs qui, à la suite d’un accident de la circulation ayant entraîné la mort d’une personne, seraient simplement soupçonnés d’avoir commis une infraction en matière de respect des vitesses, de croisement, de dépassement, d’intersection et de priorités de passages.

En plein débat sur l’utilisation disproportionnée de la garde à vue, ce type d’« infraction » ferait presque sourire… « De nombreux usagers risquent d’être condamnés avant même d’avoir été jugés, commente la CJ FFMC. Une fois encore, en automatisant et en radicalisant les sanctions, ce nouveau projet de loi mise uniquement sur la répression pour réduire l’insécurité routière, se bornant à une lecture manichéenne des chiffres, sans même évoquer le volet humain de ces comportements délictuels. Seule une meilleure formation des conducteurs permettra de réduire durablement le nombre d’accidents. » Il y a maintenant à espérer que nos élus, les députés, ramènent les ministres à la raison.

Nicolas Grumel - 11/02/2010

Nos derniers articles

Limiteur de vitesse : Lavia a tort ?

Fin février 2012, la Sécurité routière remettra sa feuille de route sur la mise en place des limiteurs s’adaptant à la vitesse autorisée (Lavia) à Nicolas Sarkozy. Un mois avant la remise de ce rapport, la polémique gronde déjà...

Sécurité routière : le brassard fluo inscrit dans un arrêté officiel

On le redoutait, et on avait raison : l’obligation de porter un brassard rétro-réfléchissant est annoncée, ce 4 janvier par le ministre de l’Intérieur. Un arrêté daté du 3 janvier 2012 précise que son port sera obligatoire pour les conducteurs de 2-roues à moteur à partir du 1er janvier 2013.

Dans la Nièvre « les motards ne meurent pas on les tue »

C’est en ces termes que l’antenne de la Fédération française des motards en colère (FFMC) de la Nièvre titre son dernier communiqué de presse, en date du 23 novembre 2011. Les militants ont souhaité réagir face au mauvais traitement dont les motards accidentés font souvent l’objet dans les médias locaux et de la part des pouvoirs publics.

Brassard fluo à moto : retour sur le couac de l’Élysée

Le brassard fluo obligatoire dès le 1er janvier 2012 ! C’est ce qu’annonçait le dossier de presse sur la sécurité routière, publié le 30 novembre par l’Élysée… Le monsieur SR du gouvernement, Jean-Luc Névache, a rectifié le tir, le lendemain sur le stand de la FFMC au salon de la moto.

Radars : opérations coup de poing de la FFMC 84

Les motards du Vaucluse se sont donnés rendez-vous à Cavaillon, le samedi 29 octobre, à l’appel de la FFMC 84 pour des opérations coup de poing contre des radars automatiques, symboles de la politique spectacle en matière de sécurité routière.