Bien que le nombre de points d’attache puisse varier, la précaution élémentaire est de n’utiliser que des sangles à cliquet : elles seules garantissent un serrage fiable. Les petits modèles à boucle autobloquante sont à réserver aux fixations annexes.

Camisole

Les deux sangles essentielles sont à accrocher de chaque côté du guidon, au plus près des tubes de fourche, en prenant garde de ne pas pincer une durite ou le faisceau électrique. La tension permet de comprimer la fourche en bloquant la roue avant dans le sabot.
C’est là qu’une petite sangle autobloquante peut servir à maintenir la roue avant fixée à l’arceau. Cette configuration d’arrimage suffit dans la majorité des cas. Toutefois, certains préfèrent la compléter par deux sangles supplémentaires accrochées à l’arrière du cadre ou sur les platines repose-pieds pour stabiliser la moto latéralement.
Les plus angoissés rajoutent même une dernière sangle pour empêcher la roue arrière de quitter le rail (hypothèse fort improbable, à moins de passer un dos-d’âne à grande vitesse).

Lorsque tout est sanglé, secouer la machine pour s’assurer qu’elle est solidaire de la remorque et resserrer légèrement les sangles. Reste à ne pas oublier d’enrouler et nouer les bouts de sangle libres afin d’éviter qu’ils traînent par terre ou pire, s’enroulent dans les roues de la remorque.
Des arrêts réguliers permettent de vérifier et d’ajuster au besoin le serrage.

Ne rien abîmer

Plusieurs astuces évitent d’endommager la machine durant le transport. Veiller d’abord à ne pas laisser de vitesse enclenchée pour éviter les contraintes sur les arbres de transmission.
Une cale placée entre le té inférieur de fourche et le pontet rigidificateur (ou le garde-boue) évite d’endommager les joints spi (surpression) et améliore la stabilité de la machine (pas d’effet d’amortissement parasite).

Plusieurs marques commercialisent des « blocs fourche », accessoires qui bloquent la fourche sans comprimer les ressorts ni mettre l’huile sous pression (appelé « Fork saver » en TT, de 20 à 25 €). Cette astuce n’est toutefois pas nécessaire pour un transport occasionnel.
Il suffit alors de réduire au maximum la durée de la contrainte appliquée à la fourche, en chargeant la moto au moment du départ et en la libérant des sangles dès l’arrivée.
S’assurer qu’aucune sangle ne frotte sur une partie d’habillage. En quelques kilomètres, la peinture serait irrémédiablement poncée. Les pièces en plastique (caches latéraux, carénage…) n’y résistent pas et peuvent s’user en profondeur.

Enfin, avant de faire un long parcours, prendre soin de toujours vérifier et au besoin ajuster la pression des pneus de la remorque, et avant tout déplacement si celle-ci reste stockée plusieurs semaines entre chaque trajet.

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