Pour survivre, la marque française Gima a besoin de 400 000 €. Face aux refus de prêts des banques sollicitées, le président Hilario Gonzalez a entamé une grève de la faim. Un appel de détresse avant la possible mise en liquidation judiciaire, le 12 février.
Hilario Gonzalez, président de la marque française Gima, a entamé le lundi 1er février 2010 une grève de la faim. Son appel au secours commence à peine à être entendu.
Apparemment trop faible pour pouvoir répondre à nos questions, ce sera son fils, Nicolas, qui nous éclairera sur le problème. La GIMA manque de fonds : elle demande 400 000 euros pour acheter des matériaux en grandes quantités. Le but : honorer les commandes et avoir un stock de pièces détachées, indispensables pour un SAV fiable. Jusqu’à présent, leur demande a été rejetée partout. « Pour pouvoir prétendre à un prêt, les gérants doivent mettre en avant des fonds propres, ce que nous n’avons pas », explique Nicolas.
Hilario Gonzalez, chef de l’entreprise GB Méca, a décidé de faire revivre la marque GIMA près de 40 ans après sa disparition. Située dans le fin fond du Puy-de-Dôme, à Peschadoires (63), l’entreprise remet aux normes la petite 125 cm3 et propose désormais 8 modèles à la vente.
Après cinq années d’existence, la petite 125 française semble avoir trouvé un public. Nicolas Gonzalves affirme avoir plus de 150 commandes fermes à honorer. Cette petite entreprise familiale fait travailler 7 salariés à plein temps. Un projet avec la marque de luxe Hermès serait même en discussion. Aux dires de Nicolas Gonzalez, la société n’est donc apparemment pas un gouffre financier.
Pour tous ceux qui pensent que l’état ne doit pas aider une « petite » entreprise privée en difficulté. Qui se souvient de quelle manière l’état des USA a sauvé Harley Davidson de la disparition ? allant même jusqu’à adopter des mesures économiques protectionnistes face aux constructeurs étrangers. Alors (...)
Un appel aux médias qui, jusqu’à maintenant, n’avait pas trouvé d’écho : « Nous avions contacté les grandes chaînes de télévision, et rien. À croire qu’il faut un drame pour que les médias s’intéressent à nous. » Après une semaine de silence, quelques radios et une télévision régionale se penchent sur le problème.
Lundi matin, un représentant du Conseil régional de l’Auvergne et un conseiller de la Banque de France sont venus discuter d’une solution. La seule issue de secours : un racheteur qui voudrait délocaliser l’entreprise en Tunisie. « Nous, ce qu’on veut, c’est que l’entreprise reste française avant tout », s’insurge Nicolas Gonzalez.
Pour connaître son sort, la société se présente le vendredi 12 février au Tribunal de commerce de Clermont-Ferrand. Si aucune solution viable n’est présentée, l’entreprise serait placée en liquidation judiciaire.
Fabien Navetat - 09/02/2010
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C’est maintenant officiel : après 45 ans de (très) bons et (très) loyaux services au sein de la marque au diapason, mais aussi dans l’intérêt du deux-roues en général dans l’Hexagone, Jean-Claude Olivier, alias JCO, 65 ans, prend de la hauteur et passe les clés à Éric de Seynes, 49 ans, directeur commercial de la filiale de 1990 à 2001, qui connaît donc bien « la musique ». Utile en ces temps difficiles !
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