La British Motorcyclists Federation (BMF, association des motards britanniques) se serait fourvoyée quant à la position de l’association des chefs de la police anglaise (ACPO). Contrairement à ce qu’ont cru les motards, « l’ACPO ne défend pas la thèse de l’interdiction des motos sur la voie publique », affirme David Griffin de l’ACPO, cité par Moto-Net.
Comme nous le rapportions hier*, l’ACPO recommande « de prendre des mesures radicales à l’encontre des motocyclistes ». Mais cela ne concernerait que « l’usage de motos tout-terrain dans des zones sensibles sur le plan environnemental, en raison de nuisances sonores et de dommages écologiques qui ont préoccupé les autorités locales », apprend-on aujourd’hui.
Toutefois, la BMF, équivalent de la FFMC, n’oublie pas que la puissance et les performances potentielles des motos faisaient partie des arguments avancés par les policiers. La BMF rappelle alors que le rapport européen Maids a démontré « qu’il n’y a aucune corrélation entre la puissance des moteurs et l’accidentologie ».
L’association de motards estime donc que l’ACPO fait fausse route en préconisant « une pensée radicale à l’égard de la moto, avec une réflexion sur la puissance des moteurs et la création de zones protégées, où toutes les motos autres que celles spécifiquement admises seraient interdites ». Elle note aussi que la pratique illégale du tout-terrain « n’a rien à voir avec la sécurité routière », qui avait pourtant été mis en avant.
G.A. (14/11/2008)
Il ne s’agissait que de motos tous-terrain ? Alors comment expliquer la référence aux 200 mph (lol) qu’avait relevé l’article précédent de Moto Mag ? Pas très clair cette histoire...