Une garde à vue pour excès de vitesse a tourné au drame, le 3 juillet 2017 dans une cellule du commissariat d’Arpajon en Essonne. C’est Mediapart qui a révélé l’affaire le 14 août : « le parquet d’Évry a ouvert une information judiciaire sur les circonstances de la mort d’un homme de 34 ans lors de sa garde à vue, début juillet, au commissariat d’Arpajon (Essonne). Il aurait tenté de se suicider dans sa cellule en s’étranglant avec sa chaussette, avant de mourir quelques jours plus tard à l’hôpital. La famille doute de la version officielle ».

Excès de vitesse
Le 3 juillet, Lucas M., 34 ans, est interpellé pour excès de vitesse au guidon de sa moto, et refus d’obtempérer. Il est placé en garde à vue au commissariat d’Arpajon. Il mourra quelques jours plus tard des suites d’une strangulation. Il se serait suicidé avec une chaussette, selon les forces de l’ordre.

La famille sous le choc
Ce qui ne convainc pas sa veuve. Lucas était père d’un petit garçon et le suicide ne correspond pas à la personnalité de son mari. « On ne se suicide pas pour un excès de vitesse ! Il n’avait aucune raison de paniquer. D’autant plus que ce n’est pas dans son tempérament : mon mari c’est quelqu’un de calme », explique-t-elle à Mediapart.

« Le sillon d’étranglement mesure, en son point le plus large, 5 millimètres, d’après les observations de la légiste qui a examiné le corps en réanimation », poursuit l’avocat de la famille interrogé par Mediapart.

Et Lucas M. un homme « plutôt costaud » avec son mètre soixante-quinze pour 80 kilos n’aurait « pas pu mettre ses mains dans les trous d’aérations » où il aurait supposément accroché ses chaussettes avant de se pendre.

La deuxième hypothèse de l’avocat est celle d’un acte de coercition qui aurait mal tourné. L’enquête devra démontrer la responsabilité éventuelle des policiers qui ont mis en garde à vue le motard. Le corps de cet homme, décédé après un contrôle pour excès de vitesse à moto et refus d’obtempérer, a été inhumé le 4 août dernier.

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