40 radars automatiques ont été vandalisés durant l’année 2012 dans le département de l’Eure-et-Loir, rapporte Lechorepublicain.fr (lire l’article en cliquant sur le lien). Le montant des dégradations dépasse 215.000 euros.

Fâchés
Cette information est intéressante, car le coût annuel des attaques contre les radars automatiques est rarement communiqué par les préfectures. Ces dégâts prouvent que les Français sont sans doute plus fâchés avec la politique de sécurité routière au radar que le gouvernement ne veut bien l’avouer.

Alerte
40 actes de vandalisme dans un département de la taille et de la densité démographique de l’Eure-et-Loir, où la pression des contrôles routiers est plus faible qu’en zone urbaine ou péri-urbaine, voilà de quoi alerter les autorités.

Coût élevé
Le coût de 215.000 euros parait élevé. D’autant que c’est l’État qui règle la note, faisant appel à une entreprise privée pour réparer. Mais le prix d’une cabine fixe neuve (acquisition, installation et mise en route) s’élève à environ 70.000 euros, ce qui relativise ce montant.

Différents types de dégradations
Lechorepublicain.fr révèle d’ailleurs que deux détériorations lourdes ont coûté 33.000 euros chacune, quand il a fallu changer la cabine. 7 autres ont avoisiné les 11.000 euros, et le reste (radar couvert d’adhésif, vitres cassées, traces de peinture, câbles d’alimentation sectionnés...) tourne autour de 2.000 euros.

Une seule condamnation
A chaque acte de vandalisme, la préfecture d’Eure-et-Loir a porté plainte. Et les auteurs risquent une lourde peine, de 3 ans de prison et 45.000 euros d’amende. Mais en 2012, seul un homme a été condamné dans ce département, à une peine de 4 mois de prison pour avoir tagué un radar à Saint-Luperce.

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