Custom atypique par sa cylindrée, le Jonathan joue les rebelles. Peu enclin à s’éloigner des villes, cet engin docile et bas de selle, souffre moins de son vaillant monocylindre que d’une position de conduite éreintante. Nul ne s’attendait à trouver le moteur du trail Suzuki 350 DR-SE.
| Pour | Contre |
|---|---|
| + Moteur | - Position de conduite |
| + Esthétique | - Suspension arrière |
| + Comportement routier | - Duo et aspects pratiques |
Moteur
Type : monocylindre refroidi par air 4 T, simple ACT, 4 soupapes
Cylindrée (al. x cse) 349 cm3 (79 x 71,2 mm)
Puissance maxi 27 ch (19,8 kW) à 9 000 tr/min
Couple maxi n.c.
Démarreur électrique
Transmission
Boîte de vitesses : 6 rapports
Transmission finale : par chaîne
Partie cycle
Frein Av (étrier à x pist.) 1 disque Ø 300 mm (4 opp.)
Frein Ar (étrier à x pist.) 1 disque Ø 220 mm (1)
Dimensions / Poids
Réservoir (réserve) 19 litres (4)
Poids à sec 143 kg
Pratique
Garantie 2 ans pièces et M.O.
Custom atypique par sa cylindrée et ses origines, le 350 Jonathan joue les rebelles et rêve d’évasion.
Toutefois peu enclin à s’éloigner des villes, cet engin léger, docile et bas de selle, souffre moins de son vaillant monocylindre que d’une position de conduite éreintante.
Sorte de gageure pour ce spécialiste du trial venu s’initier à la route avec un modèle aussi atypique par ses origines que par le choix de sa motorisation.
Car nul ne s’attendait à retrouver le moteur d’un trail, en l’occurrence celui de feue la Suzuki 350 DR-SE, logé dans une partie-cycle de custom.
Le mono quatre-temps refroidi par air se montre suffisamment rugueux à bas régime pour ne pas sembler fade, et prend ses tours avec vitalité, ce malgré une puissance somme toute modeste.
Ce n’est qu’à haut régime que se troublent les rétroviseurs et qu’apparaissent quelques désagréables fourmillements dans les repose-pied.
Bien que typé custom, le châssis n’est pas en retrait et répond par un comportement serein. Il pêche surtout par son large rayon de braquage. La faible hauteur de selle et le modeste poids de l’engin permettront aux novices de rattraper bien des situations critiques.
Même à rythme soutenu, tenue de cap et garde au sol se montrent des plus honnêtes. Largement supérieures, en tout cas, à la confiance toute relative qu’inspirent les gros pneus Barracuda d’origine.
Sa faculté d’improvisation est du à son gabarit raisonnable. Lorsque l’asphalte devient sensiblement défoncé la position de conduite pieds en avant devient très vite fatigante, la suspension arrière étant d’une invraisemblable dureté.
Le postérieur et le dos martyrisés, nez au vent et jambes écartelées, le propriétaire, se surprend à regretter de ne pas avoir investi dans l’Euro.
Cette version est certes plus onéreuse mais dotée d’un guidon plus haut, d’un large pare-brise, d’une véritable seconde place et d’une paire de valises. Qu’importe la cylindrée, décidément la frime a ses raisons que la raison ignore.
Didier Bouard - 29/07/2003
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