Samedi 22 avril à 16h, alors que tout semblait sourire aux deux Suzuki officielles, la machine n°1 est victime d’une chute. La deuxième machine de Dominique Méliand mène les débats, alors que la Yamaha N°94 peine à trouver son rythme.
MV Augusta : une moto de légende qui marche fort.
Avec une 22ème place au scratch, et un cinquième chrono en catégorie stocksport, la MV Agusta n°81 du team Midi Pyrénée Racing peut jouer la victoire. A seulement une seconde et demi des deux motos en tête des stocksport que sont la Kawa n°83 du Maccio Racing et la Suzuki n°72 du Suzuki Junior Team, cette moto de légende pourrait bien creer la surprise. « Les pilotes ont effectué de bonnes séances de qualification » commente Fabrice Montoya, manager de ce team officiel italien. « Pour une première sortie sur piste, je suis satisfait du resultat. Sébastien Landrain, notre mécano, a bien travaillé sur le chassis, qui du coup colle à merveille avec le moteur préparé par l’usine MV » se félicite ce vieux routard des 24 heures qui vient sur le circuit Bugatti pour la 12ème fois cette année.
La firme italienne, anciennement star des paddocks, ne s’est pas trompé en choisissant ce team pour son retour en course d’endurance. « On va essayer de jouer sur la régularité et la fiabilité ». Nicolas Trolard, troisième pilote du team, ne cache pas ses ambitions. « Notre équipage est assez homogéne, la moto est compétitive et assez facile à emmener. Si on ne rencontre pas de problèmes particulier pendant les 24 heures, on peut jouer le podium »
Pascal Percie du Sert

Auteur de la pole position, Sébastien Gimbert (Yamaha N°94) se fait griller la politesse par les deux Suzuki officielles (N°1 et N°2) au départ de la course. Vincent Philippe (N°1) et Julien Da Costa (N°2) roulent comme des diables et Gimbert perd rapidement du terrain sur les hommes de tête. « J’ai dû taper dans mes pneus pour garder le contact en début de course. Ensuite, j’ai failli chuter plusieurs fois car je glissais beaucoup », explique Gimbert, visiblement déçu après son premier relais. « J’ai également eu des problèmes pour dépasser des attardés », poursuit-il. Débuts difficiles pour le GMT94...
Les deux machines de Dominique Méliand semblent déjà loin lorsque arrivent les premiers ravitaillement, après ¾ d’heure de course. Sur la N°1, Philippe passe les commandes à Kitagawa. Le Japonais roule depuis moins de 10mn lorsqu’il se fait éjecter violemment de sa moto dans le virage du Musée. Le pace-car effectue alors sa 1re sortie pour permettre le nettoyage de la piste. Kitagawa se relève difficilement mais parvient à ramener sa moto dans les stands. La Suzuki N°1 reste immobilisée 10mn et repart dans les abysses du classement, à la 44e position, à plus de 4 tours du leader. « Il n’y a pas mort d’homme », relativise le team manager des Suzuki officielles. « Nous allons remonter tranquillement et je pense qu’on la reverra vite dans le haut du tableau ». La confiance est de mise chez Suzuki !
La Suzuki N°2 hérite ainsi du commandement de la course avec une avance de près de 40 secondes sur les poursuivants. La sortie du pace-car a un peu chamboulé le haut du classement. Ainsi, la Honda N°55, les Yamaha N°94 et N°7 et la Kawasaki N°111 se tiennent dans un mouchoir de poche et assurent le spectacle pour le bénéfice des places d’honneur.
William Moulin
Classement scratch à 16h : 1er Suzuki N°1 (Philippe, Kitagawa, Lagrive) ; 2e Suzuki N°2 (Coste, Da Costa, Dietrich) ; 3e Yamaha N°94 (Gimbert, Checa, McCoy) ; 4e Kawasaki N°111 (Piot, Riba, Plater) ; 5e Suzuki N°72 (Metro, Foray, Jonchiere).
Superproduction : une chute de la n°110 entame ses espoirs de podium

Dans les premiers tours, la lutte annoncée entre la n°10 et la 110 fait rage au grand bonheur des spectateurs. Evoluant aux alentours de la 10e place du classement général, les deux Suzuki bataillent pour la tête de la catégorie Superproduction. Après une heure dix de course, une dérobade de l’arrière de la Suzuki du team AM Moto met à mal ses prétentions pour la victoire. Cet incident fait les affaires du team allemand Motobox Kremer Racing (n°65).
Superstock : bon départ du Maccio Racing
Au guidon de la Kawa n°83 du team Maccio, Sébastien De Rosa s’est permis le luxe de mener devant bien des machines de superbike. Ici il devance la machine de N°8 Bolliger, engagée en championnat Mondial superbike. Mais ses efforts ont été contrariés après 45 mn de course par Thomas Metro du Junior Team (N°72) qui a pris la tête de la catégorie. Derrière, la n°33 de Décibels Endurance, l’Aprilia n°79 et la Kawa n°126 démontrent toutes les trois leur capacité à monter sur le podium Superstock.
Pascal Percie du Sert
- 22/04/2006
Carton plein pour Suzuki, qui rafle la victoire au Bol et le titre de champion du monde en Endurance. (écoutez nos interviews audio)
Suzuki assure toujours le leadership de ce 70e Bol d’Or, mais se trouve bien seul.
La nuit tombe et la Suzuki N°1 mène toujours la 70ème édition du Bol d’Or. Elle est suivie de près par la Yamaha 94 du GMT. la Honda N°55 rejoint la Suzuki N°0 dans le fond du tableau.
La Suzuki N°1 mène le Bol d’Or suivie de près par le GMT 94 et la N°7 de Yamaha Austria. La Suzuki N°0 part à la faute dans les premiers tours.
Pour cette 70e édition du Bol d’Or, la Suzuki N°0 partira de la pole position après des essais réalisés sous une pluie incessante. La Yamaha N°94 du GMT n’apparaît qu’en 5e position derrière tous les favoris. (voir nos interviews audio des teams managers)