Durant plus de douze jours, une cinquantaine de motards venus de tous les horizons ont sillonné le désert tunisien aux guidons de leurs Harley-Davidson. Un plein de sensation et d’émotions garanties...
L’Afrique et Harley-Davidson... Pris séparément, ces deux univers en ont fait rêver plus d’un ! En ce mois d’octobre 2005, ces deux rêves conjugués ont pu devenir réalité pour une cinquantaine de motards.
Encadré par l’équipe du Grand Run de Jean-Marc Chapel, et de la société Dunes Explorer, un raid a conduit les amoureux du twin américain en plein cœur de la Tunisie, entre désert, montagne et Méditerranée.
Le site duGrand Run
Vendredi 21 octobre, il est 18 heures, tous les participants n’ont qu’une envie, faire démarrer leur moteur. Soudain, Jean-Marc, affectueusement appelé Le Général donne de la voix... « Moteuuur ».
Après une courte nuit à Valence, le convoi de Harley-Davidson prend la direction du sud pour atteindre Marseille.
Arrivé au port autonome, les motos se préparent à embarquer sur un ferry. L’attente commence... Les heures avant d’embarquer sont longues et s’égrainent lentement. Une fois, les autres véhicules embarqués, les portes de la soute du Méditerranée se dévoilent doucement.
La Tunisie et ses pistes de sable ne sont plus qu’à une nuit de bateau... Dimanche matin, les portes du ferry s’abaissent et elles laissent le cortège des motos fouler le sol tunisien.
Atmosphère, atmosphère...
Après s’être défait de la circulation de Tunis, l’appel des superbes immensités se fait sentir. Sur le parcours, le mélange des cultures se dévoile. La voix du muezzin se fait entendre au loin, alors que les motos frôlent les ruines de l’ancienne cité de Carthage, la grande rivale économique de Rome, qui la détruisit... avant d’en faire la capitale de l’Afrfique romaine un siècle plus tard (1er s. av. J.C.).
Aqueducs, thermes sont là, et rappellent que Tunis est une des plus anciennes villes de la Rome antique. Direction Sidi Bou Saïd, pour déguster un thé à la menthe au café des Nattes, mis en musique par Patrick Bruel dans sa chanson : « Le Café des Délices. »
Portes du désert
Dès le lendemain, l’atmosphère change. Après une dizaine de kilomètres, les plantes grasses deviennent légion...
Les cactus escortent le long ruban d’Harley. Lorsque le convoi traverse les villages, c’est une noria d’enfants qui viennent à la rencontre des motards, les saluant d’un geste amical. Les plus âgés, eux, font signe de « mettre du gaz » pour entendre le son rageur des gros twin. Les motos filent au sud vers Sbeïtla, aux portes du désert. La ville abrite les vestiges d’une ville romaine magnifiquement conservée. Après s’être plongé dans l’histoire antique, le convoi fait route au sud, vers Gasfa.
Mais cette descente vers le sud occasionne quelques aléas. Nous sommes dans le désert et le climat est changeant... Les motos filent sur le ruban d’asphalte. Pour un peu, on se croirait dans Mad Max... D’un coup, la pluie s’abat sur le groupe. En quelques secondes, la nuit vient de tomber ! Les éléments se déchaînent. Et soudain, c’est un vent de sable qui fond sur les motos... Dantesque ! L’arrivée à la nuit tombante à Gafsa est salutaire... Le jour s’est levé sur le désert depuis quelques heures, le soleil pointe déjà ces rayons chauds. Le décor répond aux attentes !
La route fend le désert. De part et d’autre, l’immensité désertique s’impose et les derniers contreforts de l’Atlas apparaissent. La route serpente le long de la montagne. Les motos fondent sur l’oasis de montagne de Mides, à la frontière algérienne, laissant aux bikers la vue de superbes gorges profondes.
Texte et photos : Pierre Côme, correspondant 12.
(Suite à venir : La traversée du sud tunisien)
- 12/12/2005
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