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Radar automatique pour moto

Actuellement, le CACIR (Centre automatisé de constatation des infractions routières), situé à Rennes, est censé pouvoir enregistrer les procès-verbaux établis par 5.000 radars automatiques, pour un parc de près de 1200 à la fin 2006. S’il y parvient, avec « quelques » cafouillages, c’est grâce au sous-traitement d’une partie des infractions par la société Asphéria (filiale de La Poste, spécialisée dans le traitement de documents informatiques).

Pour atteindre le rendement voulu en 2009, le CACIR se devra d’être plus performant, les appareils devront être multipliés et leur fonctionnement optimisé. Précisons que l’atteinte de l’objectif devrait être facilité par la variété des infractions qui seront traitées selon le mode du CSA (contrôle sanction automatisé). Une certitude : le maillage annoncé des rues et routes préfigure un avenir sous haute surveillance.

VAO : Verbalisation Assistée par Ordinateur
Ainsi, par exemple, les sociétés d’autoroutes seraient mises à contribution, via les portiques de péages, pour mesurer la vitesse moyenne des véhicules. Le CNT devra pouvoir traiter les infractions relevées « par des systèmes de contrôle de la circulation au sein des couloirs réservés » ou encore par « des systèmes de contrôle des inter-distances ». Les radars de feux, en expérimentation depuis quelques années déjà (voir Motomag.com 12/01/04 et 16/12/04), devraient aussi entrer en fonction.

Les membres des forces de l’ordre ne sont pas oubliées par cette modernisation du système : pour faciliter l’enregistrement des PV, ils seront équipées d’outils de verbalisation électronique. Après la PAO (publication assistée par ordinateur), voici donc venue la VAO ! Soulignons enfin que le droit à l’équité du traitement ne sera pas amélioré : il faudra toujours consigner son PV, donc payer, pour contester. Ce qui défavorise les usagers les moins aisés.

L’éducation, toujours secondaire
D’aucuns penseront que, parmi les axes principaux qui figurent au cahier des charges de l’appel d’offre, certains relèvent du bon sens puisque la vitesse n’est implicitement plus considérée comme le seul danger. Certes. Mais constatons que l’accent est encore essentiellement mis sur la répression. Et que la prévention et l’éducation, qui financièrement ne rapportent rien à court terme, sont toujours reléguées au second plan.

Toutefois, cette volonté de durcissement de la politique de sanction ne devrait pas déplaire à ceux qui, obsédés du rendement chiffré, idéalisent la « tolérance zéro ».

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