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Stationnement moto : ça ne s’arrange pas à Paris

jeudi 30 novembre 2006

Mercredi 29 novembre, Paris, Gare du Nord. Une quarantaine de deux-roues motorisés sont enlevés. À l’endroit de la rafle, le trottoir est large, la place ne manque pas. Mais le stationnement est interdit. Deux camions de fourrière sont donc mobilisés.

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Devant la gare du Nord, la place ne manque pas : un camion de la fourrière peut même stationner sans gêner pour enlever les motos.

Gare du Nord, des emplacements pour les deux-roues motorisés (2RM) sont prévus, mais leur nombre est insuffisant. À Paris, 100.000 places dédiées manquent. Le stationnement "désordonné" s’impose donc aux usagers qui circulent en train, pour faire la jonction entre la capitale et leur domicile, et qui ont privilégié le 2RM pour leurs déplacements urbains.

Question d’aménagement ?
Les alentours de la gare du Nord sont en aménagement pour « faciliter l’accès des bus, taxis, cyclistes et piétons, mais également (pour) réduire, voire supprimer, la circulation automobile de transit » devant la gare, précisait la Mairie de Paris dans sa Lettre des déplacements (juin 2006).

La volonté de suppression de la circulation de transit est compréhensible. Ce qui l’est moins, c’est cet acharnement sur les motos. Un 2RM qui circule favorise la fluidité du trafic. Quand il est stationné, il ne pollue pas. S’il ne gêne pas, son enlèvement n’est justifié que par la règle.

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Bernard Hanriot, correspondant Moto Mag qui allait prendre le train, a voulu se renseigner auprès des employés de la fourrière sur les raisons de l’enlèvement. Il n’en a tiré que quelques mots peu aimables...

Manque de logique
Vouloir faciliter les modes de transports les moins polluants est louable, et l’utilisation à outrance des véhicules individuels est à combattre. Mais la répression accrue du stationnement des 2RM n’est pas en adéquation avec les réalités urbaines actuelles.

Le manque de places devrait impliquer une certaine tolérance quand les 2RM ne gênent pas les autres usagers. Et avant de réduire les déplacements en véhicules individuels, il serait cohérent que les transports en commun soient suffisamment développés et efficaces.

G. Acerra avec Bernard Hanriot

Sur le web :

- La Lettre des déplacements de la mairie de Paris, édition de juin 2006.

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