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Péage urbain : une solution qui divise

mercredi 22 novembre 2006

Le péage urbain fait l’objet d’une étude, entamée il y a deux ans par la direction régionale de l’Équipement d’Ile-de-France (Dreif). Pour l’État, il s’agit d’une nouvelle solution de financement des transports publics, en vue de diminuer la circulation automobile. À droite comme à gauche, le sujet divise.

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Le péage de Stockholm (Suède) a été inauguré le 5 janvier 2006.

Le péage « se pratique à Londres et à Stockholm qui ne sont pas des municipalités de droite », précise Francis Rol-Tanguy, directeur de régional de l’Équipement d’Île-de-France et ancien directeur de cabinet de l’ex-ministre communiste des Transports Jean-Claude Gayssot.

De fait, l’étude de la Dreif évoque Londres. Mais aussi l’Allemagne. La Dreif propose notamment « un péage du montant unitaire de celui existant en Allemagne (de 0,12 à 0,15 € par km) appliqué aux poids lourds ». Dédié aux seuls grands axes, dans une zone délimitée par l’A86 autour de Paris, le gain serait de 300 millions d’euros par an.

Tendance gauche : non !
Denis Baupin, adjoint au maire de Paris chargé des Transports, s’offuquait au lendemain des déclarations du Premier ministre pro-péage urbain (motomag.com 14/11/06). « Nous ne voulons pas sélectionner les automobilistes par le portefeuille », résumait-on dans son entourage.

Bertrand Delanoë, maire de Paris, avance d’autres arguments : « Nos voisins de droite comme de gauche ne seraient pas contents du tout », déclarait-il, expliquant que Paris essaie de « tisser des relations fortes » avec les communes limitrophes. Jean-Paul Huchon, président PS d’Ile-de-France et président du STIF*, est « résolument contre à Paris ». Pour lui, c’est « un aveu d’impuissance » de l’État relatif au lourd financement des transports collectifs.

Tendance droite : peut-être, mais…
À droite, les avis paraissent moins tranchés. Le péage urbain ne semble pas vraiment convaincre pour autant. Un « péage aux portes de Paris n’est pas possible » pour Françoise de Panafieu, candidate UMP à la mairie de Paris. Elle est cependant prête à projeter un « éventuel péage interne sur les quartiers centraux (…) après consultation des Parisiens ». Pierre Lellouche, député UMP de Paris, prône un référendum local.

G.A. (source AFP)

(*) Syndicat des transports d’Île-de-France

- Voir aussi notre enquête : La sécurité des motards progresse à Londres : péage urbain, prévention, surveillance…

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