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Paris : fin de la tolérance pour les vélos

jeudi 3 mai 2007

Suivant la politique répressive qui s’accentue, le nombre de PV dressés aux cyclistes a fait un bond de 150 % entre 2004 et 2006 à Paris. La grogne monte chez les adeptes de la petite reine.

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Certaines pratiques motardes, comme la remontée de files, sont de moins en moins tolérées. C’est au cycliste de faire les frais de l’approche textuelle de la sécurité par la Préfecture de police de Paris, qui refuse de prendre en compte les spécificités de chacun.

PV, le remède à tous les maux
En 2006 à Paris, l’infraction des cyclistes la plus verbalisée, avec 2180 PV dressés, a été le franchissement de feu rouge. Viennent ensuite la circulation en sens interdit (387), l’usage du téléphone (153) et la circulation sur trottoir (111). Au total, selon la Préfecture de police, 3861 infractions ont été sanctionnées, contre environ 1500 en 2004.

Une politique répressive, au nom de la sécurité, qui tend à mettre fin à la tolérance dont bénéficiaient les cyclistes parisiens. Appliquée aux motorisés depuis plus de deux ans, elle a aidé, surtout grâce à la peur du « gendarme automatique », à faire baisser la mortalité sur l’ensemble du territoire.

Parallèlement, selon les statistiques — qui ne prennent pas en compte l’augmentation des parcs respectifs — en ville, les deux-roues, motorisés ou non, payent un lourd tribut. Alors, pour la Préfecture de police de Paris, la solution semble être la répression. Et les cyclistes sont soumis aux mêmes sanctions que les autres usagers lorsqu’ils enfreignent le Code de la route.

Moto et vélo, même combat ?
Comme la FFMC pour les deux-roues motorisés, des associations de cyclistes regrettent une approche trop textuelle en matière de sécurité routière. « S’il est évident que le Code de la route doit être respecté par tous, nous déplorons qu’il soit aujourd’hui très peu adapté à la pratique du vélo », note Bernard Picot, président de l’association Vélo-Cité.

Pour être cohérente, la politique de sécurité routière se doit de prendre en considération les spécificités de chacun. Une prise en compte qui, comme pour les motards, ne doit pas être assimilée à une demande de passe-droits. Du côté des usagers comme des autorités.

G. Acerra

(source Le Figaro 27/04/07)

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