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Mortalité à moto : l’inflation parisienne

mercredi 13 décembre 2006

41 % ! Présentée en pourcentage par les autorités, et relayée par la presse, l’augmentation de la mortalité des usagers de deux-roues motorisés (2RM), à Paris, peut affoler. Exprimé humainement, 7 morts supplémentaires ont été comptabilisés pour les 11 premiers mois de 2006. La relativisation est donc de mise.

« Sur un nombre aussi petit, les statistiques ne veulent rien dire », note Fabrice Vidal, porte-parole de la FFMC-PPC (Paris petite couronne). De plus, le nombre de 2RM en circulation est en perpétuel accroissement. Rien que pour la capitale, on compte 5.200 immatriculations de plus en 2006 qu’en 2005. Dans l’absolu, le nombre de tués parmi les usagers de 2RM stagne.

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L’augmentation de la mortalité 2RM à Paris est présentée sans relativisation. La FFMC souligne notamment la dangerosité de certains nouveaux aménagements, qui peuvent favoriser la chute (pavés) ou être fatals au cas où celle-ci arrive (bornes anti-stationnement).

Combattre les idées reçues
« On a tendance à penser que les 2RM ont beaucoup d’accidents, alors que proportionnellement, ils en ont moins que les autres, ajoute Fabrice Vidal. Ils marquent plus car ils sont automatiquement corporels. » Rappelons aussi que dans 70% des accidents avec un tiers, le motard n’est pas responsable.

L’antenne parisienne de la FFMC évoque aussi la dangerosité de certaines infrastructures récentes. « Par exemple, l’utilisation massive du pavé dans les nouveaux aménagements, malgré l’information faite par la FFMC à la Mairie, est incongrue. »

Responsabilité partagée
Aux yeux de l’opinion, la remontée des files, essentiellement sur le périph, est le plus grand facteur d’accidentalité. Interrogé par RTL, Fabrice Vidal soulignait la responsabilité indirecte de la préfecture de police de Paris. Elle se refuse toujours de ratifier la charte des deux-roues motorisés, pour la raison que celle-ci intègre la remontée de files. Ce refus induit que cette pratique ne peut être ni enseignée ni encadrée.

Reste que, quand des chiffres lui sont présentés, l’opinion publique a tendance à retenir les plus marquants. Aux dépends de l’image du motard, elle risque ici de s’en tenir aux 41 %.

G. Acerra

Sur le web :

- Le site de la FFMC-PPC (75, 92, 93, 94)

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