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Mini motos, maxi danger

mardi 30 mai 2006

Dans son édition du 19 avril dernier, le Parisien exposait le danger que peuvent constituer les mini motos, notamment sur la chaussée où leur circulation est prohibée. L’article traitant ce sujet faisait suite à la mort, le week-end précédent, de deux adolescents sur une route de Vendée (85). Un accident qui n’est pas le premier et risque de ne pas être le dernier.

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La mini moto, ici un dirt bike, fut conçue pour les enfants. Certaines machines, clairement dédiées aux plus grands, dépassent les 90 km/h : à ne pas mettre entre toutes les mains... Protections (casque, gants, ...) de rigueur pour tous.

Pour enfants… et grands enfants !
D’abord phénomène de mode aux Etats-Unis, les mini motos (pocket-bikes, pit-bikes, etc.), avant tout dédiées aux enfants, sont devenues, depuis quelques années en France, très en vogue chez les ados et certains adultes. Il n’est plus rare de voir circuler ces engins sur les routes de campagnes, mais aussi au sein de la circulation urbaine.

L’engouement pour ces machines s’explique, outre leur côté « fun », par l’accessibilité financière de certains modèles. L’offre pour un modèle neuf, souvent en provenance de Chine et commandé sur Internet, commence à moins de cent euros (un modèle européen de qualité s’affiche entre 1000 et 3500 €) !
Or, à ce tarif, « il y a toujours quelque chose qui casse », met en garde Christophe Arnaud, revendeur moto spécialisé dans les minis. Cette fragilité s’ajoute au manque de stabilité de ces motos pour les plus grands.

Bien choisir l’engin et le terrain de jeu
Il n’est pas question de lancer une fatwa contre ces machines ludiques, mais plutôt d’attirer l’attention sur le fait qu’il faut bien les choisir. Tout comme le lieu où pratiquer et la manière de s’en servir…

La pratique doit se faire sur un terrain adapté. Comme une piste de kart pour les modèles de vitesse, ou un terrain de cross pour les tout-terrains. Ce qui ne dispense aucunement du « minimum syndical » en matière d’équipement, à commencer par le casque.

Rappelons enfin qu’aucune assurance ne couvre les dégâts, corporels ou physiques, pour un sinistre survenu sur la voie publique ; et que les minis doivent quoiqu’il en soit être couvertes, au minimum, par un contrat responsabilité civile.

G.A.

- Moto Magazine a consacré un dossier aux mini-bikes (phénomène et usage) dans son numéro 233 (à commander en ligne)

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