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Circulaire Olin : la bataille continue

vendredi 9 juin 2006

7 juin, RMC. Nelly Olin, ministre de l’Ecologie, réaffirme sa volonté de parquer les promeneurs, motorisés ou non. Elle campe sur ses positions. Les associations de pratiquants de loisirs verts s’inquiètent. Ainsi le CODEVER, qui appelle à des manifestations régionales, samedi 10 juin 2006.

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Madame Olin, par ses décisions, semble considérer les randonneurs, motorisés ou non, comme des délinquants.

Base la fameuse « circulaire Olin », la notion de « carrossabilité » des chemins
inquiète le CODEVER (Collectif de défense des loisirs verts).

Carrossable ?

Selon le Larousse, carrossable définit une voie où les véhicules peuvent circuler. Exemple donné : « chemin carrossable » ! Côté loi, l’ouverture ou l’interdiction d’un chemin à la circulation est à la seule discrétion d’un maire.
Or, pour le ministre tout est « clair » : la « carrossabilité » d’un chemin doit être établie pour qu’un véhicule y circule. Vélos et chevaux sont aussi des véhicules…

Le CODEVER affirme, tels les sénateurs en 2005, que le ministre outrepasse ses compétences. Rappel, la liberté de circuler est garantie par la Constitution, la majorité des chemins sont publics, la loi garantit à chacun le droit de choisir son moyen de transport.

PDIRM : réserves pour randonneurs ?

Les conseils régionaux organiseront les PDIRM (Plans départementaux d’itinéraires de randonnée motorisée). Le ministre affirme en substance qu’ainsi les randonneurs motorisés pourront pratiquer leur loisir sans déranger, et sans l’être.
Pour mémoire, l’itinéraire de randonnée du Haut-Rhin, long de 11 km, comprend 6 km de goudron !
Pour les randonneurs non-motorisés, Nelly Olin est claire : « Chacun son chemin. »

Le CODEVER admet qu’une séparation des usagers de chemins est, localement ou ponctuellement, concevable : dans les zones touristiques surfréquentées ; à certaines périodes de l’année. L’étendre à l’ensemble du territoire lui paraît injustifié.

Autre crainte du collectif : que les PDIRM deviennent le pretexte à la mise en place de péages. La randonnée verte deviendrait alors inéluctablement payante.

G.A.

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