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Après le racisme anti-blanc, le crime motard anti-gendarme ?

mercredi 8 mars 2006

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Pinel, une partie de la paradisiaque île de Saint-Martin. Cette dernière défraye la chronique depuis près d’un mois, suite à la mort dramatique d’un gendarme tué par un motard. Après la trop rapide dénonciation d’un racisme anti-blancs généralisé, verra-t-on les motards taxés de criminels anti-gendarmes ?

La mort du gendarme Raphaël Clin, le 12 février dernier à Saint-Martin, aux Antilles, a défrayé la chronique et enflammé prématurément les passions.
Le relais, de la part des médias et certains politiques, d’un éventuel acte de racisme anti-blancs avait été disproportionné. Très peu ont émis les réserves indispensables par rapport à ce qui n’était alors que de simples supputations. Est-ce au tour des motards de servir de boucs émissaires ?

D’abord évoquée, puis mise de côté (pas assez sensationnelle ?), l’hypothèse d’un « run » entre motards est de nouveau mise sur le tapis par France 2 : « Le gendarme, qui intervenait dans l’île franco-néerlandaise de Saint-Martin contre une course sauvage de deux-roues, est mort à l’hôpital après avoir été percuté par une moto » (lu sur France2.fr, le 7 mars).

Ceci alors que Le Figaro du 1er mars, qui citait des témoins, et Libération (4 mars), indiquaient qu’il n’y avait qu’un seul motard qui se « tirait la bourre » ! Précisons que les deux quotidiens ont envoyé des journalistes sur place.

La communauté noire de l’île avait été stigmatisée, pour ce dit acte de racisme anti-blancs, alors que seuls quelques extrémistes auraient proféré des propos « indignes », comme il semble convenu de les appeler désormais. Ce nouveau terme appartenant aux gendarmes en charge de l’enquête, selon France 2.

Les mêmes qui avaient monté en épingle cette affaire vont-ils se rabattre sur la communauté motarde ?

M. Sarkozy, d’habitude prompt à effectuer des raccourcis faciles, s’en est cette fois gardé. Interrogé le 28 février à l’Assemblée nationale, il a déclaré qu’il était « utile d’attendre le résultat des enquêtes (…) avant de s’enflammer ».

Certes, mais il est surtout question de cesser de stigmatiser une minorité, quelle qu’elle soit, en s’appuyant sur les actes de quelques-uns de ses membres.

G.A.

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