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Alcool à 0,2 g/l, le CNSR récidive

mercredi 11 juillet 2007

Lundi 9 juillet 2007, Robert Namias, président du CNSR, jugeant la politique de lutte contre l’alcool au volant « absolument inefficace », a réitéré sa proposition de descendre le taux autorisé des conducteurs de 0,5 à 0,2 g/litre de sang.

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M Namias, soulignant l’efficacité de la lutte contre la vitesse, déplore que pour l’alcool, « malgré une politique de communication très importante, malgré un système pénal beaucoup plus dur, la politique a été absolument inefficace ».

L’âge n’est pas le problème
En juin dernier, Dominique Bussereau, secrétaire d’État aux Transports, rejetait la première demande du président du Conseil national de sécurité routière (CNSR). Il arguait que « aujourd’hui, le seuil de 0,5 gramme paraît de bon sens. Le vrai problème, ce sont les gens qui vont très loin dans l’alcool. C’est les jeunes le samedi soir. C’est le mélange d’alcool et de cannabis » (voir motomag.com 28/06/07).

Robert Namias dénonce la focalisation sur les jeunes conducteurs. Lundi sur RTL, il estimait que « la vérité, c’est que tous ceux qui ont l’impression de ne pas boire, qui prennent un ou deux verres à midi ou le soir sont en situation de difficulté grave pour conduire et mettent en danger non seulement leur vie mais celle des autres ».

Il a par ailleurs rappelé que sa proposition faisait écho à un avis de la Commission européenne, « dont on ne parle jamais », datant de 2001 et recommandant à l’ensemble des États membres de l’Union de passer de 0,5 à 0,2 g/l dès 2010.

Alcool et vitesse
M Namias semble regretter que l’efficacité de la politique anti-vitesse ne fonctionne pas aussi bien pour l’alcool. On n’a pas encore compris que l’alcool au volant tuait tout autant que la vitesse. Ce qui manque c’est une véritable éducation, une véritable conviction », a-t-il commenté.

Le CNSR se préoccupe donc de la formation. Problème, son rôle n’est que consultatif, le gouvernement n’est donc pas tenu de suivre son avis. Au pays du vin, le souhait M Namias de voir « un taux qui soit proche du taux zéro » sera-t-il exaucé ?

G. Acerra

(source Le Monde)

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