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Accident de stunt : Encadrement, non ; répression, bien sûr !

mardi 6 mars 2007

Un mort, trois blessés. Le bilan de l’accident survenu à Dourges, près de Lens (62), lors d’un rassemblement d’amateurs de « stunt » est lourd (voir Motomag.com du 5/03/07). Côté pouvoirs publics, on opte pour un discours alarmiste et sécuritaire. La FFMC 62 regrette que la concertation et l’encadrement soient éludés.

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Le stunt peut et doit se pratiquer en zone sécurisée. À Amiens (photo), des journées trimestrielles de démonstrations se déroulent dans la zone d’activité. Le nombre des rassemblements est limité, mais c’est un bon début. La responsabilité de chacun, motards comme autorités, conditionne l’acceptation de cette pratique.

La police pour toute réponse
Du côté de Lens, le problème du stunt pratiqué illégalement se retrouvait sur le parking de "Cora Lens 2", chaque week-end. « Nous avons demandé, de nombreuses fois, une solution afin de garantir la sécurité des spectateurs et des "sportifs" », précise Giovanni Recchia,coordinateur de la FFMC 62. « La seule réponse a été l’intervention des forces de l’ordre. » Les amateurs se sont alors déplacés sur la plateforme logistique de Dourges, lieu de l’accident.

Il s’agit bien de reconnaître une pratique, qui s’impose de fait comme une nouvelle discipline sportive. « Non, dimanche, ce n’est pas un fou de la vitesse sur route qui est décédé. Mais d’une personne qui pratiquait un sport dont la sécurité n’est pas favorisée », insiste-t-on à la FFMC 62.

Préfecture sourde et amnésique
Suite à l’accident, la FFMC 62 a pris contact avec Virginie Revel, chef de bureau de la Sécurité routière pour la préfecture. « Elle nous a répondu qu’il fallait fournir une fiche PDASR (politique départementale d’action de sécurité routière) afin de sensibiliser le prefet. » Giovanni est indigné : « Cette proposition de création d’une piste de Stunt à été déposée depuis 2004 ! De qui se moque-t-on ? »

Les autorités locales, qui ne pouvaient donc pas ignorer le problème, ont préféré faire la sourde oreille et opter pour la voie répressive, plutôt que de favoriser l’encadrement. Une solution qui a de l’avenir : « Désormais, il faut éviter que ce phénomène monte en puissance, nous allons renforcer la surveillance », déclarait Benoît Déféret, commissaire divisionnaire à Lens, interrogé par La Voix du Nord.

G. Acerra

Sur le web :

- Le communiqué de la FFMC 62 sur le site de la FFMC nationale
- Le site de la FFMC 62

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