Accueil > En attente de décision > 2005 : explosion du nombre de ventes de deux-roues

2005 : explosion du nombre de ventes de deux-roues

jeudi 12 janvier 2006

Les nouvelles immatriculations de deux-roues motorisés, en 2005, ont frôlé les 200 000 exemplaires en France, du scooter 125 à la plus grosse cylindrée. Soit 7 % d’augmentation par rapport à 2004. Ce qui, en soi, constitue déjà un record et doit réjouir les motocistes.
Plus étonnant sont les pics enregistrés en novembre, alors que l’hiver n’est pas la période la plus propice à la pratique de la moto. Durant ce mois, les ventes de 125 ont augmenté de 41,7 % en comparaison à 2004, et les cylindrées supérieures n’ont bondi « que » de 20 %.

JPEG - 38.3 ko
Presque 200 000 immatriculations de deux-roues motorisés - en majorité des scooters et 125cc - en France en 2005. Un record.

Cet engouement s’explique essentiellement par le gain de temps que peut apporter un deux-roues en ville. En Ile-de-France, à Lyon et Marseille (ces deux villes sont, après Paris, les plus peuplées de France), de plus en plus d’automobilistes optent pour ce moyen de transport afin d’éviter les embouteillages. « Avec un scooter, par exemple, on peut se rendre d’un bout à l’autre de Paris en une dizaine de minutes, ce qui est impossible en voiture », explique, dans le Parisien du 28 décembre dernier, Denis Ansart, responsable commercial d’un distributeur Piaggio.

Aujourd’hui dans l’Hexagone, près de 60 % des 125 vendus sont des scooters. Pratiques et confortables, équipés d’un tablier et souvent d’un pare-brise, ils protègent correctement leurs conducteurs des intempéries. Un véhicule qui séduit une clientèle jeune, citadine et très majoritairement masculine. Celle-ci semble y trouver le compromis idéal entre les inconvénients de déplacement urbain en voiture et le manque d’autonomie individuelle des transports en commun.

L’aspect financier au quotidien facilite, lui aussi, l’engouement croissant des automobilistes pour les deux-roues. « (...) On ne perd plus des heures à trouver une place de parking. Ce qui me fait économiser 10 à 15 euros par jours. Il suffit juste de ne pas se garer n’importe comment », déclare Philippe Roudil, toujours dans la même édition du Parisien. Cet « ancien » automobiliste, qui parcourt 70 Km par jour en région parisienne, s’est offert un scooter pour cesser de subir les aléas de l’encombrement routier. Visiblement un succès. Il en a même vendu sa voiture pour ne garder que celle de sa compagne !

Outre le coût relativement réduit qu’engendrent beaucoup de motos « basiques » et de scooters. Outre leur facilité de déplacement en ville, d’autres critères entrent en jeu aux yeux des nouveaux motards et scootards. La sécurité active (ABS, freinage av./arr. couplé, etc.) des motos modernes semble rassurer les automobilistes. Ils sont alors de plus en plus enclins à changer de type de véhicule.

Reste qu’il faut souvent sortir un « gros billet » pour acquérir l’objet rêvé. Le prix d’un scooter 125 tourne en moyenne autour des 3000 euros. Une somme qui n’est pas forcément à la portée de toutes les bourses. C’est pourquoi la plupart des constructeurs proposent des solutions de financement via des organismes de crédits. « Beaucoup de moto sont vendues à crédit », admet-on chez Honda.

On trouve donc de plus en plus de deux-roues motorisés, essentiellement en agglomération. Ils sont achetés, pour beaucoup, par des automobilistes qui y trouvent leur compte. Il est maintenant à espérer que la Mairie et la Préfecture de police de Paris mettent un frein à leur politique « anti deux-roues », trop souvent soutenue par le ministère des Transports. Ceci avant que d’autres grandes villes, « excédées », ne leurs emboîtent le pas avec trop de conviction.

G.A.

Un message, un commentaire ?

D'accord pas d'accord, Réagissez!

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexion s’inscrire mot de passe oublié ?